Les longs séjours forcés, durs sur le moral… – 21 au 27 février 2020

21 février. Ce matin nous bougeons vers Black Point sur l’île de Great Guana. L’ancrage de Big Major (l’île aux Cochons) où nous sommes aurait convenu pour les forts vents du Nord annoncés mais nous avons envie d’aller ailleurs.

Déjà, nous ne voulons pas faire de l’eau ici, surtout qu’on voit les étrons de porc flotter régulièrement autour du bateau. Et nous sommes très loin en Zodiac des services de Staniel Cay. Si il vente en plus, nous ne pourrons pas aller à terre pour un bout.

Arrivés à Black Point en matinée, nous prenons le temps de dîner avant d’aller à terre. Black Point est une petite communauté intéressante. Les petites rues sont bien vivantes et tout le monde nous salue. Un garçon nous invite même à aller jouer au basketball avec lui sur le terrain de l’école.

Mais même chose ici qu’à Staniel, le bateau provision n’est pas déchargé. Je sais que j’ai assez de nourriture pour quelques jours mais il est toujours plus agréable de manger du frais que du cannage… Et les filles ne se sont toujours pas habituée à boire du lait UHT. Sauf Livia. Elle, on dirait que rien ne la dérange!

Maman, le pain est jauuuuuuuuune!

Nous faisons le tour du village en moins d’une heure, les restos, le laundromat, les épiceries, tout est concentré au même endroit.

22 février. Il vente. Fort. Encore. On reste sur Océo. Quoi de mieux pour rattraper un peu de retard d’école accumulé pendant la présence de nos visiteurs. Ah oui, c’est samedi? Mais comme c’est un peu samedi tous les jours, ça marche quand même!

23 février. C’est dimanche, tout est fermé. Sauf l’école d’Océo. Les petites élèves travaillent fort.

24 février  Le vent se calme assez en après-midi pour qu’on puisse aller à terre faire une petite épicerie. Les filles sont ravies, il y a un congélateur avec de la crème glacée.

Nous avions aussi comme projet de faire du lavage. Personne à l’horizon, impossible d’acheter des jetons à la buanderie. On est resté là une heure, on a squatté l’Internet. Mais pas de Madame Jetons en vue.

On a aussi traversé à la bâtisse voisine pour acheter un pain raisin, cannelle et noix de coco de Peermon, la maman de Lorraine du Lorraine’s café. Les filles ont trouvé ça bien étrange d’entrer dans la maison de quelqu’un pour lui acheter du pain! Belle expérience! Et que ça sentait bon le pain frais dans sa maison!

Puis on a décidé d’aller manger une pizza au DeShaMon. Ça fait du bien, un repos de cuisiner!

25 février.
Il vente toujours. Journée d’école. On se gâte en cuisinant du pain doré avec le pain de Peermon, un délice.

Et c’est définitivement l’heure de la douche. Nous n’avons pas pu nous baigner à Black Point à cause des vents forts. Qu’à cela ne tienne, on remplit une chaudière d’eau de mer, on se lave, puis on se rince avec la douche solaire remplie d’eau douce. Une douche chaude, un luxe!

L’heure de la douche!

Nous essayons de rester positifs mais les vents nous découragent. Pas possible (en tout cas vraiment pas confortable!) de sortir avec ces vents et ils semblent se poursuivre pour un bon bout encore. Le moral flanche un peu. Beaucoup.

26 février. Nous devions bouger aujourd’hui mais les vents sont plus forts que prévu (autour de 25 noeuds) et nous devons passer par le Sound et deux cuts (une entrée vers le Sound et une sortie). Nous attendrons demain.

J’ai besoin de retourner à l’épicerie au cas où notre attente se prolongerait. On fait la rencontre de Suzette à l’épicerie. Suzette une vraie Bahamienne qui aimerait tant parler français! On fait un petit cours de français en accéléré pour elle.

On rencontre aussi Agnès qui marche avec nous jusqu’au quai. Elle me raconte que lorsqu’elle était jeune, elle a dû aller à Nassau pour faire son secondaire. Il y a seulement une école primaire ici sur l’île de Great Guana et ceux qui veulent poursuivre leurs études doivent aller loger chez de la famille à Nassau. Pas facile.

27 février. Enfin jour de départ. On doit sortir sur le Sound vers 11h. Mais non, finalement on restera à notre ancrage. Deux fronts froids se succèdent aujourd’hui dans la journée. Et à l’heure de notre départ, l’organisme météo des Bahamas émet un communiqué promettant des mers de 6 à 8 pieds (ce qui généralement veut dire plus). Et comme les vents ne sont pas encore tombés, ben nous, on laisse tomber le départ. Zut.

On aurait tout de même dû y aller. Le bulletin ne s’est pas avéré et on aurait pu descendre. Mais on n’a pas voulu prendre de chance.

Nous partirons demain directement pour George Town, question d’avancer vers le sud et aussi encore question de se protéger des vents forts qui vont nous souffler dessus après-demain. Ça veut aussi dire que j’oublie mon arrêt à Rudder Cay pour voir la sirène, statue installée dans le fond de l’eau par David Copperfield. On en a marre des vents forts!

On a appris que certains de nos amis qui devaient aller à Grenade comme nous ont décidé de s’arrêter à George Town aux Bahamas et de retourner au lac Champlain. Ils feront d’autres projets pour leur deuxième année de voyage.

Ça nous force à réfléchir de notre côté aussi. On est pas mal tanné des Bahamas. Il fait beau, l’eau est turquoise, et il y a des plages. À part ça, le reste est compliqué ou cher. Les navigations sont souvent des casse-tête de profondeur ou de négociation de cut avec une bonne marée à cause des vents forts qui soufflent tout le temps. Les ancrages ne sont jamais tout à fait protégés et les nuits de sommeil ne sont pas calmes et réparatrices mais plutôt de couleur blanche, surtout pour Seb. La fatigue s’accumule et tout le monde est à pic, et on regarde les grosses navigations qui nous attendent et dans notre mood présent ça ne nous tente pas.

Mais des amis nous ont donné rendez vous à Grenade. Ce sera peut-être notre coup de pied au derrière nécessaire pour poursuivre notre aventure comme prévu.

Espérons que l’arrêt à George Town sera plus reposant que les précédents et que les vents iront finalement jouer ailleurs!

Suite des Exumas – 16 au 20 février 2020

16 février
Après le spectacle de magie de la belle Livia, ce soir nous avons droit au souper-spectacle des requins nurses qui viennent se chamailler devant nous.

Pendant que nous mangeons dans le cockpit, 3 requins de bonne taille ont résolu de se montrer qui est le plus fort, juste derrière Océo. Nous décidons de les encourager un peu et nous leur offrons nos carcasses de crevettes, résidus de notre souper. Wow. Ces grosses bêtes deviennent rapides et agiles sous l’influence de l’odeur de nos restes. Nous ne les jetons pas dans les ancrages habituellement mais là nous savions que nous avions des clients immédiats! Et c’était beau de les voir aller.

17 février. La décision a été prise de nous diriger vers Staniel Cay, ou tout au moins Big Major. Des vents d’est assez forts se dirigent vers nous. Nous ne voulons pas manquer la fenêtre météo pour être certain que notre visite attrape leur vol.

Bye Warderick Wells, on espère te revoir un jour!

La navigation n’est pas bien longue, autour de 3 heures sur le Sound (plus profond) et l’occasion de pêcher pour Seb. Mais pas de chance, aucun poisson ne mordra sur notre route.

L’entrée pour Staniel Cay nous apparaît difficile et peu profonde. Beaucoup de courant, pas beaucoup de place entre les rochers… Nous décidons de nous ancrer entre les deux îles Major pour cette nuit mais nous ne sommes pas confortables. Sébastien part en zodiac pour une reconnaissance et revient avec l’idée de bouger un peu au sud, juste à l’est de Big Major, dans une espèce de bassin assez protégé.

Le bout de l’arc-en-ciel

Nous déplaçons Océo et tout semble beau. Mais la renverse de courant arrive… notre bassin bien tranquille devient une marmite bouillonnante et nous nous mettons à faire des 360 degrés sur notre ancre. Ça, c’est pas bon.

Notre super Rocna a fait de l’excellent boulot, nous n’avons pas décroché mais nous avons veillé toute la nuit parce qu’Océo se retrouvait devant l’ancre (on est presque TOUJOURS derrière surtout par gros vents), dos au vent et de côté aux vagues. La visite s’est fait bercer à souhait!

Lever de soleil sur une nuit difficile

18 février. Plan de la journée: déplacer Océo. Nos cartes nous disaient qu’on ne pouvait pas se rendre de l’autre côté de Big Major. Après avoir parlé à des locaux, il semblerait qu’il y a assez profond partout. Seb et Jacques iront sonder en zodiac au début de l’après-midi et nous nous déplacerons à marée haute question d’avoir la tête tranquille.

Le matin j’emmène les filles et Lucie à Big Major en Zozo pour voir les fameux cochons nageurs. Ouf. Ils sont gros. Il y a déjà pas mal de bateaux de touristes, ça me va, je peux mettre Zozo sur la plage un peu plus loin sans avoir trop peur que les cochons se lancent à l’abordage.

Ils ne perdent pas de temps à nous repérer et quelques-uns viennent nous souhaiter la bienvenue. Les filles vont visiter l’espèce de kiosque et trouvent des photos des cochons avec leurs noms et elles se mettent à la recherche de Milkshake, un tout petit cochonnet minuscule. Elles le trouveront couché sous un arbre.

Toute une expérience, mais avec modération. Il faut regarder où on marche, il y a de la crotte partout. Et comme certains touristes ne respectent pas la consigne de déposer la nourriture pour les cochons dans les bacs, les cochons viennent souvent nous fouiller pour voir si on n’aurait pas oublié un petit quelque chose… Ils ne sont pas agressifs mais Livia est juste à la hauteur de leur groin et c’est bien impressionnant. Nous avions amené des retailles de légumes. Ils ont beaucoup apprécié!

Le déplacement d’Océo s’est fait en douceur en après-midi. Nous avions assez profond partout. Mauzusse de cartes des fois.

19 février
Il est 6h. On se lève, la visite quitte pour l’aéroport. Sébastien fait un voyage de Zozo avec eux et les bagages. Il reviendra nous chercher après pour qu’on leur dise au revoir. À Staniel Cay, l’accès à l’aéroport est facile. Il est à 2 minutes de marche du quai où on peut laisser le dinghy, devant le Isle General Store.

Mais quand nous arrivons à terre à notre tour nous préférons laisser l’annexe à la plage de la marina.

Staniel Cay Yacht Club

Nous nous rendons au mini aéroport en 10 minutes et nous regardons partir nos amis. Merci de votre visite les amis et bon retour à la maison!

Nous profitons de notre arrêt à terre pour explorer un peu Staniel Cay. On arrête à l’épicerie bleue (Burkes) et aussi à la rose (Pi-Pi’s). Le bateau provision arrive demain. Il y a quand même du pain mais pas de lait frais. Nous reviendrons demain.

On décide de se payer un déjeuner de luxe: 3 assiettes de deux oeufs bacon et fruits (avec du café!) pour un modeste 75$ US au Staniel Cay Yacht Club. Pas trop souvent!

Resto de luxe!

De retour sur Océo on réalise qu’on est à marée basse alors vite on se prépare, on va voir la grotte Thunderball. Un film de James Bond a été tourné ici. La grotte est superbe mais nous sommes un peu dépassé l’étale (le slack) et le courant est déjà très fort. Daphnée et Livia ne se risquent pas et j’y fais seulement un tour rapide. Nous retournerons le lendemain à la place.

Nous en profitons aussi pour explorer une autre plage de Big Major, la « cruisers beach ». Des gens de bateau y ont aménagé des jeux et des tables à pique-nique. Les filles ont trouvé un endroit à leur goût!

Le lendemain matin je fais un retour à terre, seule, question d’efficacité pour faire l’épicerie. Et pourtant, j’aurai une efficacité quasi nulle: le bateau provision n’était pas déchargé. J’ai tout de même acheté quelques denrées, deux petits sacs d’essentiels pour 100$ US. Ça fait mal au portefeuille.

Un petit exemple, 2 litres de jus pour 8$ US.

J’en ai plutôt profité pour jaser avec des équipages québécois qui attendaient les provisions eux aussi.

Et j’aurais bien jasé plus longtemps mais nous avions un rendez-vous familial avec la marée basse et la grotte Thunderball que je ne voulais pas rater.

Quelle belle sortie ce fut! Nous y sommes tous allés, même Livia qui n’est pas encore tout à fait capable de mettre un masque de plongée mais qui est courageuse comme dix. Même chose pour Daphnée qui doit souvent combattre des peurs trop grandes pour elle mais qui serre les dents et s’en sort très fière d’elle-même d’avoir pu en profiter. Quant à Mathilde, elle est rendue un vrai poisson dans l’eau. Avec palmes masque et tuba, elle va partout!

Je crois que c’était une de nos meilleures sorties familiales, tout le monde ensemble qui s’amuse.

Et bien sûr, la grotte est fabuleuse. L’entrée est pleine de poissons qui nous attendent. J’avais peur qu’il faille passer sous l’eau mais non, il y a un bon dégagement sous les rochers à marée basse et on y passe sans problème. Le plafond de la grotte est tout simplement magique avec ses ouvertures sur le le ciel. Définitivement un endroit à ne pas manquer.

On songe maintenant à notre descente vers le sud. Pas juste rejoindre Georgetown, mais aussi notre grand stretch dans l’océan pour aller jusqu’à la République Dominicaine et Porto Rico. Même sur papier, ça n’a pas l’air d’être du gâteau. De longues navigations, des ancrages pas très protégés. Il faut s’attendre à ne pas trop bien dormir pour un petit bout je pense!

On va commencer par finir de descendre les Exumas, on verra pour le reste après!

De la belle visite – 9 au 16 février 2020

Il vente.

C’est pour ça qu’on a pris la marina un peu d’avance à Nassau. Ça nous permet aussi de faire un peu de lavage et de ménage d’Océo pour recevoir notre visite qui arrive demain. Nos voisins et amis, Jacques et Lucie, viennent nous rendre visite dans les eaux turquoises des Bahamas. Ils arriveront à Nassau demain et repartiront de Staniel Cay par un petit avion qui les ramènera à Nassau le 19.

Le 10 février, nous faisons une dernière (et gargantuesque) épicerie, question de ne manquer de rien dans les Exumas. Notre visite arrivera un peu en retard, une tempête de neige affecte les vols de Montréal cette journée-là. Nous sommes un peu déconnecté de la réalité hivernale du Québec, bien sûr nous nous tenons au courant de ce qui s’y passe mais il est bien différent de vivre cette réalité et de la voir sur un écran électronique. Depuis notre arrivée aux Bahamas, la température varie rarement. Elle se situe toujours entre 23 et 26 degrés Celsius et les nuits on obtient du 20 à 22 degrés. Les deux seuls facteurs qui influencent le niveau du thermomètre sont les nuages et le vent. Et même dans ces cas-là, nous sommes plus que confortables!

Nous profitons de l’excuse d’avoir des visiteurs pour nous payer le luxe d’un restaurant, le très connu (auprès des gens de bateau) Poop Deck. Nous faisons un petit festin de fruits de mer en espérant attraper ces prises nous-mêmes éventuellement. Les occasions de pêcher ont été rares et Sébastien a bien hâte de nous rapporter sa première prise.

Sur le menu du Poop Deck ce soir…

Le lendemain, départ vers Highbourne Cay. Nous avons envie de partager les lieux que nous avons aimé avec nos amis. Il vente tout de même encore un peu (beaucoup) et la houle est bien installée sur le banc. Une chance que notre visite n’est pas trop sensible au mal de mer. Pour bien faire, le vent souffle dans la même direction que la plupart du temps que nous avons passé aux Bahamas : dans notre face! Voici donc un nouveau point cardinal pour les gens de voile aux Bahamas : DANS FACE!

Notre ancrage est quand même très confortable, juste un peu plus rouleur que ce à quoi Highbourne nous avait habitué. Notre navigation a été un peu plus longue que prévu ce jour-là, nous nous reposons au bateau et nous irons voir les iguanes le lendemain matin.

Les couchers de soleil d’Highbourne

12 février. Il vente toujours, du 10 à 15 nœuds soutenu, ce qui nous lève une belle vague bien mouillée pour une expédition à 7 personnes dans un Zozo habitué à 5! Une chance, il fait beau, il fait chaud, les iguanes sont au rendez-vous et la plage est magnifique.

Nous nous rendons compte que sans le savoir, nous avons dû visiter Leaf Cay au « slack » la dernière fois. Le slack est le moment où le courant de marée s’inverse et où le courant perceptible à un certain endroit est presque nul. Les filles essaient de faire un peu d’apnée mais nous avons presque le cœur qui arrête à les voir dériver si vite! C’est vrai, je suis un peu « chicken » quand il s’agit de mes filles, mais bon, on ne veut pas qu’il leur arrive quelque chose!

On ne voit pas le temps passer. On est parti en milieu de matinée en se disant qu’on allait revenir pour le dîner. Alors, sans horloge, quand on a eu faim, on est retourné à Océo pour se rendre compte qu’il était déjà 15h! Quand même fascinant de perdre autant la notion du temps.

13 février. Nous quittons Highbourne pour Norman’s Cay. C’est vraiment dommage que nous n’ayions pas pu montrer Highbourne sous son meilleur jour à nos visiteurs. Il vente encore pas mal.

Nous faisons de la voile décevante, le vent est presque DANS FACE, nous sommes au près serré avec un beau 15 nœuds de vent mais nous n’avançons pas à notre goût. On rentre toute la toile et on va s’ancrer dans le canal de Norman’s. Il y a seulement deux catamarans à l’ancre à notre arrivée. Ils partiront dans le courant de l’après-midi… nous sommes seuls à Norman’s. Seuls à Norman’s, est-ce que ça s’est déjà vu??

On doute presque de notre choix d’ancrage, mais lorsque les vents se lèvent un peu et que nous voyons les mâts des bateaux à l’ouest de l’île se dandiner d’un côté et de l’autre, pendant que nous sommes presque dans un calme plat, nous confirmons notre choix!

Coucher de soleil à Norman’s et on aperçoit l’avion à droite

14 février. C’est la St-Valentin. J’avais heureusement mis en stock un boîte de Skittles pour les filles et Mathilde avait préparé en cachette une carte faite maison pour chaque personne. C’était parfait. Et ça nous fait réaliser la commercialisation des fêtes dans notre Amérique du Nord où tout est (trop) facile d’accès.

Nous commençons notre journée avec une plongée en apnée à l’avion coulé. Plein de poissons nous y attendent en plus d’une grande raie presque toute camouflée dans le sable. De la surface, on ne dirait pas que l’avion est aussi gros. Et on a bien choisi notre timing, cette fois, on est bien au « slack » et on peut se promener aisément autour de l’avion!

Tellement fière de ma grande fille, maintenant une pro de l’apnée

Nous décidons de partir l’après-midi même vers Shroud Cay. Il y a tant à voir et si peu de temps… Nous voulons aller explorer la mangrove le lendemain matin très tôt, il est donc préférable d’y être déjà ancré. Quel lieu magnifique. L’eau est si claire… On se baigne derrière Océo jusqu’à « l’heure des requins ».

Nous avons un peu peur des requins. Malgré tous les reportages nous les présentant sous leur meilleur jour, il reste que ces bêtes reines de l’océan sont plutôt impressionnantes lorsqu’on les rencontre dans leur environnement. Il est donc déconseillé de se baigner entre 16h et 9h du matin, principalement dans les heures de pénombre qui sont celles où le requin chasse le plus. Nous adhérons à ces recommandations. Mais j’ai bien hâte au moment où nous pourrons être dans l’eau en même temps que ces grands poissons et où nous pourrons nager en étant confortables en leur présence.

Coucher de soleil sur Shroud Cay
Spectacle du jour de la croisière: Livia la magicienne!!

15 février. La mangrove. Écosystème extrêmement important pour la regénération des espèces marines. C’est une pouponnière naturelle qui permet la reproduction des espèces et qui a même réussi à regénérer une population de poisson qui habite à 60 miles de là. Quel magnifique paysage nous avons la chance de découvrir. L’eau grouille de vie marine. Nous nous sentons privilégiés!

La plage au bout de la mangrove est à couper le souffle. Des couleurs brillantes, du sable comme du sucre en poudre.

Il est très difficile de sortir tout le monde de l’eau pour retourner avant la marée basse. C’est magnifique, mais on ne voudrait pas rester coincé ici!

De retour sur Océo nous nous baignons encore. Trois rémoras nous ont adopté. Ils vaquent tranquillement à leur nettoyage de la coque d’Océo pendant que nous nageons autour d’eux. Il y en a même un qui doit nous prendre pour une baleine, il a collé son front de ventouses sur Océo et il semble bien installé!

16 février. Debout très tôt, nous quittons pour Warderick Wells. Un petit 3h30 de navigation et nous sommes rendus au croissant bleu. Le capitaine est un peu stressé, il y a plusieurs bateau déjà au mouillage et celui que l’on nous a assigné se trouve presque tout au fond. On lit la couleur de l’eau pour savoir de quel côté des bateaux nous devons passer. Nous n’accrochons rien et je ramasse la corde de mouillage. C’est lourd!! Je n’avais encore jamais vu d’attache aussi grosse. Je réussis à nous attacher, enfin, nous pouvons relaxer.

Et enfin, nous allons découvrir ce lieu mythique qu’est Boo Boo Hill. Une histoire veut qu’un bateau ait coulé au large de l’île en emportant la vie de tous les passagers. On dit maintenant que les jours de pleine lune, on peut les entendre dans le vent. Pour contrer le mauvais sort, il faut donc faire une offrande à la colline, qui se traduit pour presque tout le monde par un morceau de bois de grève avec le nom de notre bateau gravé ou peint. Puis on dépose notre morceau de bois (ou peu importe l’offrande) au sommet de Boo Boo Hill.

Seb s’est occupé de graver notre planche et de la fixer, tout en haut des pancartes aux noms de ceux qui nous accompagnent cette année. Pas tous des gens que nous connaissons personnellement, mais des noms que nous voyons sur l’eau ou que nous entendons dans la radio VHF. Sans être amis, ce sont tout de même nos compagnons de voyage. Je trouve ce lieu spécial. Il m’inspire.

Nous allons aussi voir les blowholes mais malheureusement, il ne vente pas assez fort pour en profiter.

Nous retournons à la plage où le parc met à notre disposition des chaises longues et des kayaks gratuitement.

On est bien à Warderick Wells
Pas besoin de cahiers, on écrit sur la plage!

Nous n’utiliserons ni l’un ni l’autre, trop occupés que nous étions, les filles et nos visiteurs à jouer dans l’eau et moi à aller nager avec une tortue! Oh oui! J’ai nagé avec une tortue, elle m’a même permis de flatter sa carapace. Quel moment de bonheur. Une pause dans l’univers, ce pour quoi nous faisons tant d’efforts, des moments volés au temps. Un privilège à savourer entièrement.

Nous devons ensuite décider si nous restons un jour de plus dans ce paradis ou si nous quittons le lendemain matin en direction de Staniel Cay. Les vents doivent forcir de nouveau, nous n’aurons peut-être pas le choix de partir si nous voulons être à Staniel Cay pour être certains que notre visite prenne son avion. À suivre…

Destination surprise: Spanish Wells 4 au 8 février 2020

Nous nous déplaçons vers Ship Channel Cay pour y rejoindre Jazzy Lady. Nous voulons les escorter et peut-être les remorquer si nécessaire pour le trajet du lendemain. Mark a trouvé une référence pour faire ses travaux à Spanish Wells. Nous ne pensions plus aller dans le coin d’Eleuthera, du moins pas cette année. Spanish Wells est situé sur l’île la plus au nord de l’archipel d’Eleuthera. Au nord… Et pourtant on essaie d’aller au sud!

La proximité avec Nassau peut être une bonne option pour faire venir notre visite par contre. Nos voisins et amis Jacques et Lucie viennent nous voir aux Bahamas dans une semaine. Et Nassau me permettrait de faire un réapprovisionnement complet.

Un pain maison pour pallier au manque de provisions

Donc direction Spanish Wells pour quelques jours.

Nous regardons notre route du lendemain et nous nous apercevons que nous ne pourrons pas être buddy boat avec Jazzy Lady. Le trajet direct nous fait passer par le Middle Ground, une section du Banc un peu comme le Yellow Bank mais beaucoup moins profond et avec beaucoup plus de têtes de corail. Avec des profondeurs annoncées de 6 pieds à certains endroits, nous ne voulons pas prendre de chance.

Nous décidons de partir plus tôt (6h) et de contourner le Middle Ground. Le vent est parfait pour ouvrir les deux voiles en grand, 10 à 12 noeuds de travers. Nous filons à 6,5 noeuds avec des pointes à 7 puis à 8 noeuds. On est contents!

Jazzy Lady nous contacte. Eux aussi ils vont bien et malgré qu’ils soient un peu derrière nous ils nous disent de continuer et qu’ils nous rejoindront à destination.

L’approche de Spanish Wells est peu profonde, mais il ne semble pas y avoir de roche de ce côté-ci. Puis l’entrée dans le canal… Nous appelons la marina que nous avons choisi (Spanish Wells Yacht Haven) et ils nous guident vers notre quai. Oui, encore une marina, mais il y a encore des gros vents annoncés. Donc entrée dans le canal de Spanish Wells, pas évident au premier coup d’oeil mais tout s’est bien passé et Tredwell nous a attaché comme un pro.

« Balises » d’entrée du canal de Spanish Wells

Comme toujours, choisir une marina s’est fait aux dires des guides nautiques que nous avons. Nous avons souvent été déçu, par l’aspect, la courtoisie du personnel, la propreté des lieux… La marina est chère (selon nos standards), 2,50$ du pied. Mais ici, je suis TRÈS contente de notre choix!

Dès qu’on est attaché je vais à l’office pour nous enregistrer. Wow! Un magnifique petit resort avec piscine, restaurant et bar et des douches. Mais quelles douches! Deux vraies douches en vraie céramique, immense, propre, le paradis! Aussitôt arrivés on se bat (juste un peu) pour savoir qui y va en premier!

On a aussi des nouvelles de Jazzy Lady, ils sont ancrés à Meeks Patch et ils viendront nous rejoindre sur Océo après nos douches.

Ça fait du bien de les revoir. On sort notre dernier sac de chips et les crottes de fromage que l’on gardait pour une occasion spéciale.

Le lendemain matin Mathilde est avec moi dans le cockpit pour le lever du soleil. Nous réalisons que pour la première fois depuis longtemps nous entendons les oiseaux chanter. Et lorsque la grosse boule orange dépasse l’horizon nous avons même droit au chant du coq! On se sent bien.

Un lamantin en recherche d’eau douce

Notre journée se passera avec Jazzy Lady. Découverte des lieux de shopping! On a besoin d’une épicerie, d’un liquor store et d’un magasin de plongée.

Nous trouvons tout ça à Spanish Wells. Seul petit hic, une panne électrique paralyse l’île. Pas de carte de crédit et pas de guichet automatique fonctionnel. On avait assez d’argent pour le matériel de plongée mais pas pour le liquor store.

Une gentille dame nous conseille d’aller au Budda’s, un restaurant/ liquor store qui accepte les cartes de crédit.

Il est 11h30. Que ça tombe bien! Allons manger et voir le liquor store. Nous montons la petite colline et l’autobus de Budda est là. Les filles sont déjà gagnées, il y a une cage à perroquets et un aquarium. C’est un endroit avec beaucoup d’ambiance.

Mais pas de nourriture! L’électricité manquante, l’air climatisé dans la cuisine ne fonctionne pas et c’est intenable pour les cuisiniers. Pas grave, on se commande à boire et on verra si la panne passe.

Je me suis fait dire que les pannes sont fréquentes à Spanish Wells. Mais aujourd’hui les gens sont inquiets. La panne dure depuis plusieurs heures. Nous finissons puis payons nos consommations. Il va falloir y aller, les enfants commencent à avoir pas mal faim… Miracle! L’électricité revient à ce moment précis et nous pouvons savourer notre repas chez Budda’s!

Prochaine étape, l’épicerie. Le Food Fair est immense et très intéressant. On y trouve de tout à des prix pour la plupart raisonnables mais surtout il y a un rayon où les petits producteurs peuvent venir porter leurs produits eux-mêmes en y inscrivant leur nom et le prix demandé. Je trouve l’idée très chouette.

Nous retournons à la marina pour profiter de la piscine et relaxer un peu. Quelle belle journée!

Le 7 février je ne me sens pas dans mon assiette. Je n’ai pas d’énergie, peut-être que je combats un petit virus… Seb part à la pêche avec Mark pendant que je reste bien tranquille sur le bord de la piscine. Les filles alternent entre la piscine et les hamacs toute la journée.

J’espère être en forme pour le lendemain. Nous attendons de la visite à Nassau pour le 10 et demain serait la bonne météo pour y descendre.

Je me lève un peu fatiguée mais les Advil font effet rapidement et on quitte Spanish Wells en direction de Nassau.

Encore Nassau. Malgré tout l’attrait des commodités nous avons hâte d’en avoir fini avec Nassau!

La navigation se fait vent complètement arrière alors nous n’ouvrons que le génois.  C’est un peu rock’n’roll, la houle est pas mal plus forte qu’annoncé.

Puis tout à coup, la magie arrive. Un, puis deux dauphins viennent jouer à notre étrave. Ils sautent d’un côté puis de l’autre du bateau et restent une quinzaine de minutes avec nous. Ils sont magnifiques! Ils viennent se mettre juste devant l’étrave puis s’éloignent juste un peu pour sauter hors de l’eau. Ça met un sourire sur tous les visages!

Voici un petit vidéo. Soyez indulgents, je suis pas mal excitée!!!

https://youtu.be/5CG6bt4afD4

Nous accostons à Nassau en fin d’après-midi. De retour au port pour quelques jours en attendant notre visite. Au menu: lavage, épicerie, liquor store… plein de plaisir!!

On fabrique de l’eau! – 30 janvier au 4 février 2020

Mikhaya est arrivé à Norman’s Cay ce qui veut dire… vive les amis! Et aussi accessoirement que nos pièces pour le dessalinisateur sont à portée de main! Yé!

Enfin, les amis sont là. Mikhaya juste derrière avec leur ami catamaran Nomad

Enfin, on fabrique de l’eau! Quel bonheur de ne pas avoir à stresser pour cette denrée essentielle.

Ça y est, on fait de l’eau!

À Norman’s nous découvrons une plage que nous avons pour nous seuls cette journée-là. Que c’est magnifique. On en profite à plein. Ce n’est même pas stressant de voir les filles s’éloigner dans l’eau, il y a tout au plus 2 pieds d’eau!

Après la plage nous tentons d’explorer les flats un peu plus loin vers Norman’s Pond. Nous n’irons pas jusqu’au bout de peur de frotter un fond plein de corails. Mais c’était un très beau tour de zodiac.

Le 1er février, Seb et Brent de Mikhaya vont chasser. Brent a ramené une belle langouste qu’on a partagé en apéro avec Mikhaya et leurs amis du catamaran Nomad qui ont aussi des enfants. Enfin plein d’amis pour les filles!

Une belle langouste!

Les filles ont aussi éprouvé leurs capacité d’apnée cette journée-là. Elles sont allées plonger à l’avion avec Seb. Il y avait beaucoup de courant pour mes deux grandes courageuses.

Puis une journée de grands vents passe. On avance l’école et on se fait un super dîner de crêpes, un luxe!

mmmmmmmm…
Grands vents veut aussi dire lecture!

Le 3 février on veut partager notre plage avec les amis de Mikhaya. On attache les kayaks et le paddleboard derrière Zozo et go à la plage. Je ne retrouve malheureusement pas le chemin qu’on avait pris il y a deux jours et il n’y a pas assez creux pour passer. On débarque de Zozo et on le tire derrière nous pour un bout.

Cette plage vaut tellement la peine. Nous en profitons pleinement. Evan construit des cités de sable avec Livia, pendant que les grandes vont à la recherche de coquillages avec Rebecca puis reviennent faire du kayak et du paddleboard. Quel bel après-midi!

Puis nous avons un choix à faire… poursuivre notre route vers le sud ou accompagner des amis dans un retour vers Nassau. Nos amis de Jazzy Lady nous ont donné des nouvelles. Ils ont eu un bris majeur. Leur moteur est inutilisable ou presque, une amarre s’est coincée dans leur hélice et a crochi l’arbre. À part urgence majeure, ils ne peuvent pas utiliser leur moteur. Ils ont dû partir de Long Island à voile et retourner vers Nassau pour faire réparer leur bateau.

Nous leur offrons d’être « buddy boat », de les accompagner de Norman’s Cay à leur destination, question de pouvoir les remorquer si les vents manquent. Ils sont très heureux, mais pour nous ça veut aussi dire laisser Mikhaya que nous venons de retrouver. Les filles sont tristes. On se promet de se revoir, si on peut!

Dernier soir à Norman’s Cay

Le 4 février nous nous mettons finalement en route vers Ship Channel Cay où nous retrouverons Jazzy Lady au bout de leur longue journée de navigation sur le Exuma Sound.

Décidemment, je ne m’habitue pas aux au revoir. Nous venions de retrouver Mikhaya que déjà nous devons les quitter. On espère que ce sera à bientôt les amis!

À bientôt, we wish!

Et maintenant, on va où? – 25 au 29 janvier 2020

C’est peut-être parce que ce voyage ne nous y a pas habitué, mais avoir le choix, des fois, c’est difficile!

Alors allons-y pour la facilité pour une fois! Nous retournons aux Exumas nous ancrer à Highbourne Cay. Et nous y restons quelques jours pour laisser passer le petit virus méchant (grippe ou rhume) qui a décidé de s’attaquer à Seb.

Le 28 janvier on se déplace à Norman’s Cay juste au sud.

En route vers Norman’s Cay

Après hésitation nous décidons de nous ancrer juste en face de l’avion coulé (un gros DC3 de l’ère des traficants de drogue, passé sombre de cette ile).

Nous allons en exploration à la plage tout près de l’aéroport. On peut difficilement s’y baigner car il y a beaucoup de coraux à fleur d’eau. Ils ne semblent pas en très bon état. Mais on trouve une petite planche sur la plage qu’on ira laisser à Boo Boo Hill dans le Exuma Cays and Land Park.

Retour de la plage

Les Exumas, ce sont des îles magnifiques. Mais très sauvages. Nous sommes loin de beaucoup de ressources auxquelles nous sommes habitués d’avoir accès.

J’ai donc compté le nombre de repas que nous devions faire dans les Exumas et voir si j’ai suffisamment de provisions.

À cinq sur un bateau, la nourriture passe vite, surtout tout ce qui est frais comme les fruits et les légumes. Nous avons assez de variétés pour une dizaine de jour mais on espère se réapprovisionner bientôt quand même.

Je comptais explorer le parc des Exumas Cays en prenant notre temps mais c’est une réserve naturelle. Ce qui veut dire pas de provision, de diesel et aucun endroit pour se débarrasser des poubelles. Et pas de pêche non plus. Comme quoi finalement il se peut que l’approvisionnement et la gestion des déchets dictent parfois la suite du voyage!

Une autre ressource précieuse est l’eau. L’eau douce ici est rare. On ne voulait pas contaminer nos réservoirs avec l’eau traitée des Bahamas. Cette eau n’est pas considérée bonne pour la consommation, souvent même par les Bahamiens. Alors on économise l’eau douce en faisant la vaisselle et le lavage à l’eau salée, en rinçant tout ça avec un peu d’eau douce de la ville de Nassau dont nous avons fait provisions dans des contenants de 4 litres en plastique. Et on utilise notre eau douce potable juste pour la consommation, le brossage de dents et la cuisine.

Nous attendons impatiemment nos amis de Mikhaya (en route vers nous maintenant!) qui sont généreusement et héroïquement allé chercher nos pièces pour notre dessalinisateur à Fort Lauderdale!

Par le fait même, nous nous lavons donc à l’eau de mer. Et quand nous sommes chanceux, comme le 28 janvier, à la fin de la journée une belle petite averse tombe sur Océo. Tout le monde sur le pont en maillot de bain! On se rince à l’eau de pluie! Et on ramasse même de l’eau pour la vaisselle.

Le 29 janvier est une journée de travail. On doit changer l’anode d’Océo. Une anode, c’est un morceau de métal qu’on sacrifie pour les courants de fuite du bateau. Une infime partie de notre électricité fuit par les parties métalliques du bateau, c’est la nature qui veut ça. Alors nous installons un morceau de métal plus mou que le reste de nos métaux et le courant passe par cette pièce. Nous, elle est située au bout de notre hélice (oui, on doit plonger sous le bateau et aller installer ça sous l’eau!!).

Seb fait un essai de plongée mais il a encore le souffle court à cause de son rhume. Ce n’est pas grave, j’irai! J’aime les défis!

Je plonge une première fois avec ma précieuse Allen Key dont il ne nous reste qu’un exemplaire (cette grosseur de clé a tendance à disparaître dans les fonds de cale, on ne sait pas encore pourquoi). Nous y tenons tellement que nous y attachons le flotteur de l’appareil-photo.

Nous avions choisi l’ancrage de Norman’s Cay pour changer l’anode à cause de ses eaux claires et son mouillage assez protégé. Mais nous n’avions pas pensé au fort courant qui traverse le mouillage du Banc au Sound. Il a fallu que je plonge sous le bateau et que j’appuie mon dos au safran pour ne pas me faire emporter et être capable de faire le travail.

Je plonge donc sous le bateau… curieux… Je remonte et demande à Seb quel modèle d’anode nous avons installé cette année parce que je ne la reconnais pas. Comme il me confirme que c’est le même que les années précédentes, et le même que la neuve que nous avons entre les mains je replonge sous l’eau et prends une photo… PU d’anode. Je sais, il faut dire « plus », mais là il n’y avait PU d’anode. Elle s’est désintégré quelque part en route. Il ne restait que la vis qui elle est faite de métal plus dur. Wow.

PU d’anode

Je retire la vis et je réussis à installer la nouvelle anode sans rien échapper! Victoire! Seb est fier de moi.

Avec tout ça il est tard et les filles tournent en rond. Je prépare les kayaks et le paddleboard pour la première fois du voyage. Les filles et moi on part en Zozo sur les flats (grande étendue d’eau presque à sec à marée basse). Elles peuvent enfin faire du kayak! Et moi pour la première fois j’étrenne mon paddleboard. Mais le soleil et la marée commencent déjà à baisser, on doit rentrer sur Océo.

Les flats de Norman’s Cay

On profite de la magnifique soirée. Tout petit vent de rien, eau tranquille, belle petite chaleur. Qu’on est bien!

Seb:
-Dis donc Mel, est-ce qu’on serait en train de relaxer nous là?

Un front, un départ – 22 au 24 janvier 2020

Nous retournons à Nassau pour nous protéger du prochain front qui passera. Des vents de l’est, du nord, puis de l’ouest souffleront de 25 à 35 noeuds. Misère.

Nous profitons de notre halte à Nassau pour aller visiter l’hôtel Atlantis sur Paradise Island juste à côté. On a fait des recherches sur internet. Pas beaucoup d’informations sur le site lui-même. On entend qu’il y a une partie du site qu’on peut voir gratuitement mais nous n’arrivons pas à savoir si ça vaut la peine. Allons-y, on verra par nous-mêmes.

Taxi pour s’y rendre: 30$. (Incluant le péage du pont 2$).
On a pensé marcher mais avec les enfants et le pont à traverser avec les vents qui soufflent, on investit dans un taxi.

Les voitures ont des fois le volant à gauche, des fois à droite, mais tout le monde conduit à gauche… une chance!

On entre dans l’hôtel Atlantis. Un des buildings de l’hôtel. On comprend qu’il y a plusieurs bâtiments et qu’on est mieux de se trouver une carte!!

Le lobby est accessible au public. Probablement parce qu’il est occupé par des boutiques de luxe partout où on regarde. En fait, c’est tout ce qu’il y a dans le lobby. Ça et une sculpture.

Merci Sylvie pour la photo!

On a aussi accès aux casinos. Et on peut sortir sur le balcon derrière le casino pour voir le site. Si on veut aller plus loin, il faut payer.

Nous avions décidé de nous offrir l’aquarium mais nous hésitons. Les gens ici ne sont pas très sympathiques. Si on ne paye pas, ils préfèrent qu’on ne soit pas là. Ils répondent à peine à nos demandes d’information. Les filles commencent à être en colère contre ces gens « pas gentils », tout le contraire de tous les Bahamiens que nous avons rencontré jusqu’à présent et qui sont aimables et serviables.

Allons dîner dans le petit quartier touristique adjacent, ça calmera les esprits! Nous arrêtons au Burger Shack. Nourriture américaine avec des spécialités bahamienne.

C’est aussi ici que nous apprenons que la brasserie Sands a été dévastée par l’ouragan Dorian. Cette brasserie des Bahamas se trouve sur l’île de Grand Bahama dans les Abacos. Partout où nous allions nous voyions des affiches indiquant qu’ils n’y avait pas de bière Sands dans ce magasin. Nous ne nous étions jamais informé du pourquoi mais au restaurant nous voulions en commander une et la gérante nous a expliqué que la brasserie était fermée mais qu’elle espérait rouvrir en mars et livrer ses premières bières en juin. À notre retour, nous devrions pouvoir goûter la Sands!

Avec l’estomac plein, nous décidons d’aller payer pour visiter l’aquarium de l’Atlantis. 44$ par personne. Ouf.

Il y a deux sites principaux dans 2 bâtiments d’hôtel différents. Et en chemin nous croisons aussi un bassin de tortues et un autre de petites raies.

L’aquarium de l’hôtel Coral

Un petit tour à dos de dauphin!

L’aquarium de l’hôtel Royal

Sylvie et les filles ont aimé, moi j’ai été déçue un peu. Je m’imaginais une plus grande variété de vie marine.

Plusieurs sources nous ont dit que les aquariums étaient gratuits le soir (parce qu’ils sont sur le site de restaurants accessibles au public). Mais certaines infos internet récentes disaient que ça avait changé. On n’a pas pu vérifier cette information.

Exploit du jour: petite Livia, probablement inspirée par les escaliers de princesse de l’hôtel Royal, a décidé ici qu’elle était grande. Maintenant, elle monte les marches une à une!

Jeudi 23 janvier, il vente encore. Sylvie et les filles décident de nettoyer le bateau étant donné qu’on a de l’eau disponible au quai. Wow!! Sylvie, on veut que tu restes (pas juste pour ça voyons!).

Le lendemain ce sont les au revoir. Difficile. Monique taxi vient chercher Sylvie pour l’emmener à l’aéroport. Nous sommes tous tristes. Ça fait un soleil de plus quand on a de la belle visite comme ça.

En plus, les filles ont eu une compagne de jeu pour elles toute la semaine! Elles s’ennuient souvent de leurs amies. Et aussi de jouer avec des enfants de leur âge. Il faut dire que nous n’en rencontrons presque pas. Il nous tarde de rejoindre Jazzy Lady ou Mikhaya, ou de faire des nouvelles rencontres.

Nous devons maintenant décider de nos prochains plans. Pour la première fois du voyage, nous avons le choix. La météo semble nous donner un répit pour une, peut-être même deux semaines. Ce qui nous laisse le choix de la destination! Un luxe RARE que nous apprécions ÉNORMÉMENT!

École – Bilan Septembre 2019 à Janvier 2020

Il est vraiment spécial d’écrire ce bilan dans l’eau turquoise des Bahamas.

Les quatre premiers mois d’école se sont déroulés d’une façon à laquelle je ne m’étais pas attendue. À cause de nos très nombreuses navigations pour fuir la mauvaise météo et le froid, il a été difficile de conserver une routine scolaire efficace. Nous avons donc plutôt opté pour des blitz, ce qui a tout de même très bien fonctionné. Nous avons fait moins d’activités prévues en rapport aux thèmes mensuels. Les activités du thème ont surtout été traitées sous forme de discussions tandis que les cours d’éducation physique ont traité des aspects de l’hygiène de vie plus que de sports organisés. Mathilde et Daphnée ont chacune complété leurs premiers cahiers de mathématique et de français, Alphabétik A et Numérik A pour Daphnée, Zig Zag A et Tam Tam A pour Mathilde. Et Mathilde a complété la section des Treize colonies en GHEC.

Septembre 2019

Tout est neuf! L’école, le voyage, les amis, la nouvelle professeure… Les périodes se passent bien. Mathilde est un peu plus réticente. Elle a quand même connu 4 ans d’école standard et elle aime beaucoup ça! Alors une nouvelle forme d’enseignement avec moins de moyens ou de ressources nécessite une adaptation.

Rentrée scolaire, photo devant l’école
Le bateau est à l’eau, on sort les cahiers

Daphnée est comme un poisson dans l’eau. Je suis tout de même chanceuse, les filles sont très motivées à apprendre. Je réalise vite que mes deux grenouilles n’ont pas les forces dans les mêmes matières. Daphnée trouve toute les mathématiques faciles, tandis que Mathilde est un rat de bibliothèque et une auteure en continu.

Octobre 2019

Nous faisons beaucoup de visites de musées. Traversée en mer et Baie de Chesapeake sont au rendez-vous. On apprend à pêcher du crabe. On est vraiment dans l’environnement des pêcheurs et de l’industrie du bateau.

Novembre 2019

Le froid nous rattrape. La météo nous garde à l’intérieur. Les navigations sont longues et difficiles. L’école se fait par petit bout quand on peut.

Décembre 2019

On arrête à Titusville, juste devant Cape Canaveral. On voit 2 lancements de fusées, en plein dans notre thème de l’espace. Et super motivation : terminer les notions de français et mathématiques avant notre visite à Disney.

Janvier 2020

Enfin, on traverse aux Bahamas. On a une nouvelle définition du mot turquoise. Et comme on est bloqués une semaine à cause des vents, on avance l’école rapidement.

Voici quelques activités réalisées au cours de ces 5 mois:

MATHILDE

Activités d’introduction, présentation des élèves, des petits trucs faciles pour mettre en marche notre école:

Mathilde – Mathématique

Les notions suivantes de mathématiques ont été traitées dans le cahier Tam Tam A: La décomposition et la comparaison des nombres, la figure symétrique, la réflexion et le dallage, la multiplication et la division (les tables), l’addition et la soustraction des nombres à 4 chiffres, le plan cartésien, les termes manquants, les angles et les droites parallèles et perpendiculaires, les polygones et les quadrilatères, les régularités numériques, les fractions et la comparaison de fractions, le nombre décimal et la monnaie.

Trois petites évaluations en mathématiques:

Mathilde – Français

En français le cahier Zig Zag A a été complété. Nous avons fait plusieurs contrôles de dictée et exercices de compréhension de lecture. Nous avons aussi bien fait la différence entre les textes courants et littéraires et nous avons progressé dans Texto. Nous avons aussi vu les verbes à l’infinitif, au présent de l’indicatif et à l’imparfait, avec les explications du radical et de la terminaison.

Mathilde – GHEC

C’est une des matières préférées de Mathilde. Nous avons eu un volet outils au début du cahier Panache, puis nous avons fait un peu de géographie générale, question de bien nous situer dans le monde par rapport à notre voyage et finalement nous avons un peu joué avec le programme officiel et vu les Treize colonies en premier (avant la Nouvelle-France) étant donné que nous étions sur place. Les visites aux musées ont aussi été très instructives sur ce sujet, principalement sur l’esclavage.

DAPHNÉE

Voici les activités de présentation et de début d’année scolaire de Daphnée:

Daphnée – Français

Daphnée a terminé son cahier Alphabétik A. Elle a aussi étudié ses mots de vocabulaire et fait des exercices de lecture. Elle s’améliore de jour en jour. Elle est aussi très bonne dans les activités de compréhension de lecture. De plus, elle a un projet spécial: elle doit écrire des cartes postales à son parrain tout le long du parcours. Une belle variété de projets en français!

Daphnée – Mathématique

Ici nous sommes dans le domaine de Daphnée. Il a fallu la retenir un peu pour ne pas terminer Numérik A en une seule séance!

Elle a aussi travaillé sur des situations problèmes, avec quand même pas mal de facilité.

Et on a aussi fait quelques évaluations.

Daphnée – Autres matières

En même temps que Mathilde, Daphnée a vu la géographie des continents. Lors de notre thème de l’espace nous avons vu les bases du système solaire, plus particulièrement la Terre et la Lune. Et beaucoup d’autres choses!

Collectif

En sciences nous avons abordé le sujet de la flottabilité. Mathilde et Daphnée ont réalisé des expériences Flotte ou Coule et elles ont fait l’activité À la rescousse des Oréo.

Nous avons aussi parlé du corps humain, de sa composition, de sa structure et nous avons fait une représentation du squelette de la main.

Mathilde répond aussi par courriel lorsqu’elle reçoit des messages.

Pour Halloween, les filles ont eu des exercices prévus ainsi que des ateliers libres. Elles voulaient créer des décorations elles-mêmes. Mathilde a lu un magazine Youpi et a animé une activité sur les pipistrelles, de petites chauve-souris. Les filles ont alors fabriqué une guirlande pipistrelle. De plus, Mathilde a pondu une contine d’Halloween qu’elle et Daphnée ont appris par coeur. Elles la récitaient à tous les jours!

Notre thème le plus récent est la mer et les animaux marins. Nous avons un joli cahier d’activité ainsi que la plus belle fenêtre possible pour ce monde: nous y sommes à tous les jours!

Je suis fière de mes filles, elles travaillent fort! Bravo!

On trime dur!

Highborne Cay, Leaf Cay, retour à Nassau – 20 et 21 janvier 2020

Quel bonheur de se réveiller par un matin sans vent dans une eau bleue paradis, un beau bleu 12! Chaque teinte de bleu correspond à une profondeur. Mes préférés sont le bleu 25 (pour la sécurité de navigation!) et le bleu 12 pour admirer les fonds marins.

Zozo dans un beau bleu 12

Dès que le soleil est assez haut nous sautons à l’eau derrière Océo. Qu’elle est bonne! Nous regardons les petits poissons qui sont venus examiner notre voilier.

Allons nager!

Je plonge aussi pour aller faire tourner les ailettes de notre loch. Le loch est notre indicateur de vitesse. Il se trouve sous le bateau et mesure la vitesse de l’eau qui passe sous Océo. Notre anémomètre (vitesse du vent) combiné au loch nous permet d’avoir une meilleure lecture du vent pour ajuster les voiles. Et le loch était bloqué à 0 depuis notre départ de Titusville. Des petits morceaux de vie marine s’y étaient déposé et ont bloqué les ailettes. En plongeant j’ai seulement eu à les faire tourner un peu et tout était revenu dans l’ordre.

Les filles ont voulu faire le tour du bateau chacune leur tour avec moi. Au dernier tour avec Livia, je vois un requin nurse qui s’approche de nous. Il ne semble pas trop s’occuper de nous mais on sort tout de même de l’eau. C’est quand même notre premier requin, ça impressionne!

Je croyais qu’il avait juste passé son chemin, il nous a plutôt adopté. Aussitôt que nous sommes sortis il est venu se coucher au fond de l’eau dans l’ombre du bateau. Il est resté là toute la journée, avec ses 4 à 5 remoras. Les filles ont pu l’examiner à souhait! Nous l’avons nommé Sharky!

Nous avions tout de même prévu une excursion à Allens Cay pour aller voir les iguanes alors nous disons au revoir à Sharky pour quelques heures.

Océo dans l’eau des Bahamas

Nous prenons notre zodiac pour aller jusqu’à Leaf Cay, petite île du même groupe qu’Allens Cay. Nous sondons le fond plusieurs fois car les récifs semblent très proche mais non, je n’arrive même pas à toucher le fond avec la rame.

Nous arrivons à Leaf Cay et une dizaine d’iguanes nous attendent. J’avais apporté des retailles de légumes. Les filles ont lancé des morceaux de laitue et de céleri et aussitôt que nous avons commencé il y avait plutôt plusieurs dizaines d’iguanes devant nous.

La plage ici est également magnifique alors les filles ont ressorti leurs kits d’apnée et s’en sont donné à coeur joie. Même Livia voulait faire comme les grandes. Mais c’est difficile pour une toute petite de 4 ans de respirer avec un masque de plongée! Elle s’est très bien débrouillé et elle aussi a pu voir plein de poissons.

Le retour de Leaf Cay était magnifique. Nous avons pu admirer les récifs du nord de Highborne Cay directement de notre zodiac et nous avons même aperçu une énorme tortue qui nageait juste en-dessous de nous.

Sharky nous attendait bien sagement sous Océo. À se demander si il allait nous suivre partout!!

Nous devrons malheureusement quitter notre ancrage demain. Des vents forts vont se lever, avec des composantes ouest et nord auxquelles nous sommes très exposés.

Nos options pour nous cacher sont plutôt minces. Descendre plusieurs miles vers le sud et trouver un ancrage mais il ne semble pas y en avoir beaucoup qui sont protégé du nord dans le coin.

Ou encore retourner tout de suite à Nassau.

Malgré un vent de face (encore!) nous optons pour un retour vers Nassau le lendemain et visiter ses environs .

Lire le Banc comme lire les tasses de thé… – 17 au 19 janvier 2020

Nous restons encore deux nuits à la marina de Nassau pour laisser passer des vents très forts (35-40 noeuds).

Le lendemain de l’arrivée de Sylvie nous faisons une toute petite marche pour aller à la plage à côté du minuscule fort Montagu. C’est très joli. La mer est un peu froide et agitée mais comme Sylvie n’a peur de rien, elle et les grandes vont nager.

Retour sur Océo pour le dîner et gâterie sucrée, on va au Dairy Queen, oui, un vrai! Et il faut évidemment profiter de la piscine un peu (mais jamais assez au goût de Daphnée!).

Un VRAI Dairy Queen!
Petit poisson tropical

Maintenant il faut décider de notre destination avec notre visite. Les vents semblaient nous envoyer vers Spanish Wells mais la distance à parcourir est plus grande que ce que je m’imaginais, ce serait encore une longue journée de navigation et je ne m’en sens pas l’énergie. Alors même si on aura le vent dans le nez on ira vers les Exumas, osciller entre farniente et déplacements pour se cacher des vents qui souffleront de toutes parts dans la prochaine semaine.

Le 19 janvier nous larguons les amarres, direction Highborne Cay, Exumas. Un petit vent nous accompagne qui nous permet de mettre un peu le génois.

La route la plus courte passe par le Yellow Bank, un attroupement de récifs au milieu du trajet, qui me garderont à la proue pour exercer une vigie. Je dois informer mon capitaine si je vois des rochers qui affleurent. La lumière est bonne, le soleil en plein au-dessus de ma tête comme il se doit. Mais interpréter les couleurs du Banc est, pour une novice comme moi, plutôt difficile. Je pense à me créer une charte Pantone des dangers de la mer! En attendant, nous zigzaguons entre les masses très sombres, qui ne se révéleront finalement être que des petits champs d’herbes marines à au moins 20 pieds de profondeur!

J’ai bien sonné l’alarme une fois donnant des sueurs froides à mon capitaine… J’ai très soudainement crié: TORTUE!! Une superbe tortue nageait à côté du bateau et je voulais qu’il la voie… mon cri n’a pas eu un très bon effet sur le capitaine déjà en stress de naviguer sur des récifs! Oups, désolée, elle était tellement belle!

Nous nous ancrons à l’ouest de Highborne Cay, juste à temps pour l’apéro. Quel endroit splendide. Il faut dire que les vents sont en train de se calmer ce qui nous montre cet endroit sous son plus beau jour. Nous sommes ancrés dans 15 pieds de profondeur et nous pouvons compter chacun des brins d’herbe qui poussent au fond de l’eau. Des petits poissons curieux viennent souhaiter la bienvenue à Océo et nous profitons du spectacle.

Vivement demain pour la baignade et l’exploration de l’île aux iguane!