Là c’est pour vrai – 30 décembre 2019 au 2 janvier 2020

30 décembre 2019 Titusville à Wabasso
StM 878 à StM 943

Nous quittons Titusville après avoir été heureux de retrouver Océo exactement comme nous l’avions laissé.

Le départ était prévu pour 6h45 question de faire une très grosse journée de navigation jusqu’à Vero Beach. Mais nous avons été incapables de nous lever à temps. Nous sommes très fatigués de notre voyage au Québec, les émotions et le transport ont pris beaucoup de notre énergie. Nous partons une heure en retard, vers 7h45.

Une petite navigation dans l’Intracoastal pas trop compliquée, quelques ponts fixes à vérifier mais c’est tout.

La fatigue se ressent déjà en après-midi. Nous avons le choix entre nous rendre à Vero Beach et arriver après le coucher du soleil ou s’arrêter en chemin. Nous choisissons la 2e option.

Les ancrages sont de plus en plus rares vers le sud de la Floride. Nous trouvons tout de même notre compte à Wabasso juste au sud du pont.

Nous suivons les instructions du guide nautique à la lettre pour l’ancrage, la profondeur ne nous laissant pas beaucoup de jeu. Surprenamment, nous étions vraiment bien, à part les No-See-Um que nous avons rencontré pour la première fois du voyage.

Un des GROS avantages de notre descente de l’Intracoastal par temps froid, c’est de ne presque pas avoir rencontré d’insectes. Et je crois qu’ils ont sentis qu’on était nouveaux dans le coin, ils nous ont souhaité la bienvenue comme il faut. Sébastien a servi de buffet ouvert! Il était couvert de piqûres boursouflées. J’étais presque inquiète. On l’a badigeonné de calamine question qu’il puisse dormir. Ça démange ces piqûres-là!

31 décembre Wabasso à Jensen Beach
StM 943 à StM 982

Dernier jour de l’année 2019. L’équipage d’Océo fait un départ tardif et l’ancre est remontée à 9h35, prêt pour une autre journée de navigation.

Petit arrêt en chemin: Vero Beach. On voulait voir de quoi ça a l’air et on avait aussi toujours besoin de faire le plein/vide.

Vero Beach ne nous a pas beaucoup inspiré. Peut-être que les services à terre sont faciles d’accès mais sur l’eau, c’est moyen. Le quai de service est tout petit et nos haubans accrochaient dans le toit de métal de la cabane. La dame qui nous a servi était bien gentille mais ses collègues masculins étaient pas mal moins aimables et ils ont presque refusé qu’on aille aux toilettes.

On repart sans regret.

Notre route nous mène à Jensen Beach, toujours au sud d’un pont. Nous sommes le 31 décembre et nous avons droit à tous les feux d’artifices des environs! Nous sommes gâtés!

Les filles veulent rester debout jusqu’à minuit pour fêter la nouvelle année. Elles s’installent ensembles dans la cabine avant pendant que les adultes déclarent forfait et vont se coucher vers 22h. Mais j’avais mis une alarme pour le décompte de minuit. Nous avons retrouvé les filles endormies toutes les trois bien collées ensembles. C’est tellement beau à voir.

1er janvier 2020 Jensen Beach à Boca Raton
StM 982 à StM 1048

Aujourd’hui a lieu notre baptême des ponts à synchroniser. Nous en avions vu un peu déjà mais aujourd’hui, nous devons passer 21 ponts ouvrants! On suit le guide nautique pour connaître leurs heures d’ouverture (heure, demi, quart, vingt) et on calcule la vitesse entre chacun des ponts. Pas facile. Et très demandant sur le capitaine qui doit faire du surplace devant les ponts fermés et sur moi qui doit faire la planification des navigations (en plus d’accessoirement gérer des conflits de princesses!!).

Nous avons levé l’ancre à 7h et nous avons réussi à atteindre Boca Raton à 17h15. Ouf. Pas facile!

2 janvier 2020 Boca Raton à Fort Lauderdale
StM 1048 à StM 1065

L’ancrage de Boca Raton était presque plein à notre arrivée la veille. Nous avions tout de même déniché une petite place près de l’entrée du lac, juste à côté d’un trio à l’épaule (3 bateaux attachés ensembles sur une seule ancre). Mauvais choix pour nous. Quand le vent a viré le matin, le trio venait droit sur nous. Nous avons levé l’ancre précipitamment et nous nous sommes dirigés vers Fort Lauderdale.

Bye Boca Raton

Plus que 8 ponts à faire ouvrir (quand même!). Tout se passe bien et nous arrivons au Lake Sylvia vers 10h30.

Mais maintenant c’est terminé les ponts, il ne nous en reste qu’un tout petit qui nous mènera vers la mer que nous prendrons pour aller soit aux Bahamas soit à Miami qui offre une route Miami/Bahamas plus facile.

Une fenêtre météo semble se pointer pour mardi le 7 janvier. Pas une fenêtre idéale pour de la voile, pas vraiment de vent, mais pas vraiment de vagues non plus. Probablement une traversée à moteur. Mais c’est mieux que de ne pas traverser du tout.

Océo à Lake Sylvia

Un Noël en bateau… ou pas – 22 au 29 décembre 2019

Grande préparation de départ. Nous avons besoin de bouger, poussons vers le sud. Notre crainte est de ne pas avoir de place d’ancrage étant donné le nombre très élevé de bateaux qui attendent. Mais nous trouverons bien.

Vue de notre mouillage – Titusville

Achats de dernière minute au Walmart de Titusville. J’ai tellement rempli mon panier que tous les gens qui m’ont rencontrée me faisaient des commentaires. En fait, ils voulaient tous s’inviter chez nous pour les Fêtes, ils croyaient que j’allais faire le plus gros  des réveillons jamais vu! Je suis presque devenue amie avec le caissier (qui a pris 30 minutes à tout scanner!). J’étais prête pour Noël et les Bahamas!

On aurait aussi aimé se quêter une petite nuit au quai de service en allant pour faire le plein de diesel et le vide des toilettes mais on ne pouvait même pas penser s’approcher de ce quai, la marina y ayant « stationné » des bateaux pour plusieurs jours. Hum. C’est un petit problème. On peut faire un bout mais il va falloir arrêter ailleurs pour le plein/vide.

Nous nous levons le lendemain matin 23 décembre sous une pluie battante. Et froide. Ok. On a compris. On reste…

À Titusville, les pélicans sont rois

Mais il y a quelque chose qui nous trotte en tête depuis quelques jours. Seb a reçu un appel de son père. Sa santé s’est détériorée dernièrement. Assez pour nous en parler, ce qui, de sa part, veut tout dire.

Nous devenons excellent dans les plans A-B-C-Z de navigation et nous virons notre tuque de Noël de bord. Nous réservons avion-voiture-hôtel en moins d’une demi heure. Nous irons au Québec pour Noël, départ le lendemain matin.

Nous ne disons rien à personne et nous prenons l’avion de Orlando le 24 décembre. Nous reviendrons sur Océo le 29.

Ces quelques jours avec Michel et Diane auront été riches en émotions. Un grand merci à Pierre et Julie qui ont fait de notre Noël un festin délicieux avec plein de petites attentions pour nos princesses.

Nous nous étions dit que nous organiserions peut-être une petite tournée de nos familles respectives mais une fois là-bas il est devenu très clair que tout le temps passé avec Michel était précieux et que c’est à cet endroit que nous devions être.

Il est très difficile de repartir dans ces cas-là. Les larmes coulent à flots. C’est dans ces moments qu’on se rend compte que les filles grandissent et qu’elles ont de plus en plus conscience de la composition du monde qui les entoure.

La seule façon de retrouver notre entrain est de se rappeler que Michel est un de nos plus grand « supporter » pour notre grand voyage et qu’il est important pour lui qu’on aille au bout de nos rêves. On t’aime Michel. On t’aime Diane. Vous êtes avec nous tout le temps.

Les Christmas winds, ça vous dit quelque chose? 17 au 21 décembre 2019

Moi je n’en avais jamais entendu parler avant d’arriver ici, en Floride. Il parait que chaque année, c’est la même chose. Une série de fronts s’abat sur la Floride pendant le temps des Fêtes, causant des gros vents et de la pluie.

Quand on m’en a parlé, je me suis dit: bah, on va surveiller l’accalmie et notre fenêtre météo vers le sud, pas de stress…

Ça fait 5 jours que nous sommes revenus au bateau et ça fait 5 jours que l’on dort juste d’un oeil, que le vent hurle dans l’éolienne en continu sans relâcher. Et il y en a encore pour une semaine comme ça. Front par dessus front. Mais j’imagine que nous sommes chanceux (pour l’instant), la pluie a décidé de se dorer la couenne ailleurs!

Toujours est-il que nous guettons avidement notre fenêtre météo pour les Bahamas, tout comme des tas d’autres Canadiens qui ont bien hâte de traverser, et il se peut qu’il y ait une ouverture dans le coin du 29 décembre. Ce qui signifie qu’il faut maintenant finir les préparatifs de départ (provisions et lavage) et lâcher la confortable boule de mouillage pour continuer notre périple.

C’est fou de constater à quel point il est facile de s’enraciner à un endroit. On trouve nos repères, on se crée ses habitudes et il est de plus en plus difficile de lever l’ancre.

Malgré tout, je me plais à imaginer qu’Océo a des fourmis dans la quille et que ça ne fera de tort à personne de se mettre en route.

Mais avec tout ça, où passerons-nous Noël? Éole seul le sait…

Disney, séjour magique, 11 au 16 décembre 2019

Il est difficile de revenir de Disney. Toutes ces facilités, tous ces gens qui se fendraient en quatre juste pour mettre un sourire sur notre visage… mais Océo nous a quand même manqué, ce qui est bon signe!

Pour les personnes qui m’ont demandé quand / comment / qu’est-ce qu’on a réservé à Disney, j’ai mis quelques paragraphes à la fin de cet article. Pour les autres, bienvenue dans notre séjour magique!

Il faut déjà mentionner que c’était notre première fois à DisneyWorld pour tous les cinq. Alors nous avions hâte de découvrir ce lieu mythique dont tous nous parlaient.

Nous avons séjourné sur le site de Disney au Art of animation resort. Wow! De la couleur partout, ça y est, nous sommes au cœur des plus populaires films d’animation! Notre building d’hôtel est sous le thème des Bagnoles. Pas très féminin pour notre tribu essentiellement composée de princesses, me direz-vous? Eh bien les filles se sont dit que les Bagnoles, ça plairait à papa! En fait, ça a vraiment plu à tout le monde. Ce sont, à mon avis, les plus beaux décors d’hôtel de ce resort. Toutes les bagnoles grandeur nature (nous n’avons pas trouvé Flash McQueen, bizarre!) et les sentiers aux motifs de routes. Superbe.

Notre autre coup de cœur de l’hôtel a été la piscine Nemo, la plus grande des resorts Disney, où nous avons passé tout notre dernier jour. Impossible de sortir les filles de là, sauf en leur promettant une crème glacée! Petite note en passant, nous avions pris un plan repas et nous ne l’avons pas regretté, les collations (comme les crèmes glacées!) étant aussi inclues. Sinon, attendez-vous à payer un prix tout à fait déraisonnable pour toute nourriture ou breuvage (comme 6$ une petite barre de crème glacée).

Nous avons eu la chance de visiter les 4 parcs thématiques. Notre préféré a bien sûr été Magic Kingdom pour la multitude de manèges, très accessibles en temps d’attente si on manie avec brio, comme Seb, l’art des Fastpass!

Bon deuxième vient Epcot, probablement à cause de l’âge des filles. Il aurait peut-être été premier de ma liste si j’avais pu visiter les pavillons des pays mais comme nous avons été chanceux dans notre séjour, les manèges que nous voulions faire étaient toujours disponibles avec peu de temps d’attente.

Il faut aussi mentionner que notre hôtel nous déposait maintenant directement à Epcot grâce au tout nouveau téléphérique ouvert en septembre 2019, le Skyliner. Quel moyen de transport génial! Beaucoup plus intime que les autobus, toujours assuré d’être assis, vue superbe sur le site, que demander de plus? Peut-être qu’il se rende éventuellement aussi à Magic Kindom et Animal Kingdom.

Animal Kingdom. Celui-là, il m’a un peu déçu. Je l’attendais peut-être un peu trop, avec ses promesses d’animaux et aussi sa section Avatar, film que j’ai beaucoup aimé. Mark de Jazzy Lady nous a dit qu’il ne fallait pas manquer le manège « Flight of passage », une simulation de vol sur le dos d’un Banshee. Seb nous a obtenu des Fastpass, 2 fois plutôt qu’une! C’est vraiment génial, on réussit à oublier qu’on est dans un manège! Magnifique, magique!

Mais la section Avatar, les décors extérieurs s’entend, ils ne m’ont pas impressionnée. Au contraire de Magic Kingdom ou Epcot, où des réalités et des mondes virtuels sont reproduits, ici je n’ai pas senti la magie, je ne me suis pas sentie à Pandora. Mais comme je le disais, peut-être que mes attentes étaient trop hautes. Par contre je suis d’accord avec Seb que les décors naturels sont absolument splendides et dépaysants, et que le sentier pour voir des animaux sauvages est très intéressant.

Livia ne pouvait pas faire la plupart des manèges à cause de sa grandeur (on s’est même fait donner un Fastpass supplémentaire quand une employée l’a vue pleurer de ne pas être assez grande pour pouvoir entrer). Il y avait deux heures d’attente pour faire le safari avec les animaux sauvages donc on ne l’a pas fait, ce qui a peut-être alimenté ma déception. Mais les manèges étaient vraiment bien. Seb a particulièrement aimé la Kali River, peut-être que c’est parce que j’y ai pris ma douche!

Mathilde a malgré tout rencontré son manège préféré à Animal Kingdom: Expédition Everest. Daphnée m’a assuré qu’elle avait aimé ça aussi mais son visage sur les photos prises par le parc me disaient le contraire… Et il a fallu tenir Livia loin de ce manège, elle y serait bien allée mais n’avait pas la grandeur réglementaire (quoique ça nous aurait peut-être donné d’autres Fastpass, héhé).

Dernier parc visité, nous avons vite expédié notre visite à Hollywood Studios. C’était beau, décors grandeur nature, mais peu de manèges de l’âge des filles. Et beaucoup, beaucoup de monde (nous y sommes allé un dimanche). Les filles on tout de même tenu à faire la file pendant 1h30 pour embarquer dans la montagne russe du Slinky Dog, qui était vraiment chouette soit dit en passant!

De plus, nous avions eu la chance que durant tout le reste de notre séjour, il avait fait un peu nuageux et frais, ce qui nous rendait les parcs bien agréables. Mais à Hollywood, il faisait chaud et la piscine du resort nous appelait à grands cris.

Finalement, on ne peut passer sous silence l’anniversaire de notre belle Daphnée. Pur fruit du hasard (et de considérations budgétaires!), la réservation de nos dates englobait sa fête. Trois soirs à souper avec des personnages, rencontre avec Jasmine, sa princesse préférée, tous les employés du parc qui lui souhaitent « Happy Birthday » en continu (elle était tannée! moi je crois plutôt qu’elle était gênée) et même un petit dessert avec chandelle où Mickey, Pluto, Tic et Tac sont venus pour lui « chanter » (orchestrer) un bonne fête, que nous avons fait en choeur en français tonitruant! Tout à fait génial (et pas de vidéo de ça ici, on va les garder pour nous, hihi!). ATTENTION: OVERDOSE DE PHOTOS DE PERSONNAGES ICI, hihi!!

Je veux terminer sur une note particulière. Je ne connais pas l’histoire de monsieur Walt Disney, mais je me promets d’aller chercher des archives. Tout le site, des resorts aux parcs, sont parsemés de ses pensés, de ses citations, les lieux sont imprégnés de lui, c’est l’impression que l’on a en tout cas. Un visionnaire, ouvert sur le monde, sur l’avenir, sur la diversité, sur la découverte des cultures. Si l’homme a vraiment été ce qui transpire de lui ici, à Orlando, alors ce devait être un homme extraordinaire.

Pour ceux qui veulent savoir comment et qu’est-ce qu’on a réservé

Nous avons profité de « l’offre délicieuse » que Disney sort 2 ou 3 fois par an. Cette offre combine l’hôtel sur le site, des billets pour les parcs avec l’option Park Hopper, 2 repas et 2 collations par jour par personne. Nous devons prendre un minimum de 5 nuits et 6 jours. C’est ce que j’ai fait mais j’aurais dû prendre un jour de plus pour profiter un peu plus de l’hôtel. Et j’ai « upgradé » le forfait repas pour le Disney Dining plan (1 repas rapide et 1 avec service) au lieu de 2 repas rapides. J’ai aussi visé « cheap » en amenant ma cafetière et mon grille-pain pour pouvoir déjeuner tranquille dans la chambre, ce qui nous a sauvé temps et argent (BEAUCOUP d’argent).

Je me suis inscrit sur le site de Disney pour recevoir cette offre et elle est finalement sortie en juillet pour des dates entre septembre et décembre.

Le prix de ce forfait est tout de même de quelques milliers de dollars mais avec tous les achats faits pour le bateau dans les dernières années j’avais accumulé pas mal de Bonidollars et j’ai pu les appliquer sur ce forfait. Magique!

J’ai aussi commandé nos Magic band d’avance et ils nous attendaient à la réception de l’hôtel. Ça aussi, c’est magique. Ces petits bracelets électroniques, jumelés à une application, peuvent gérer toutes les facilités du séjour, des repas aux Fastpass en passant par l’entrée dans les parcs pour les Extra Hours offerts aux clients des hôtels du site de Disney. Très, très pratique.

L’hôtel

Nous avions une suite familiale, de l’espace pour toute la famille.

Une des choses à considérer lors d’un séjour sur le site de Disney est le transport vers les parcs. Chaque hôtel offre un transport direct par autobus. Mais nous avions aussi la chance d’avoir un téléphérique tout neuf à notre hôtel, le Skyliner. Il nous emmenait soit à Epcot, soit à Hollywood Studios. Nous avons adoré ce moyen de transport qui est ultra rapide, direct et beaucoup plus intime que l’autobus!

Les réservations pour les repas

J’avais entendu dire que si nous n’avions pas fait de réservation, il serait compliqué de manger dans un restaurant avec service à Disney. Pour le soir de la fête de Daphnée nous savions où nous allions être alors j’ai réservé d’avance et c’était bien. Mais pour les autre soirs, nous n’avions pas de plans et nous sommes allés dernière minute avec réservation le jour même. Ça a très bien fonctionné. Mais il faut dire que la période de Noël n’était pas commencée et qu’il y avait relativement pas mal de places disponibles. Il est aussi très difficile de réserver d’avance quand on ne connaît pas le resto ou même comme nous, le site de Disney.

Soyez aussi avertis que le pourboire n’est pas inclus dans les repas avec services. Comme les prix sont outrageux, on vous demandera un pourboire outrageux également. Par exemple, un souper à 5 avec le minimum inclus dans notre plan repas, sans extra, nous aurait coûté en moyenne 300$ US. Sur les factures il y a suggestion d’un pourboire entre 18 et 22%, ce qui nous menait autour du 50$ US pour un pourboire!

Partout où nous sommes allés, incluant les repas rapides pris le midi, la nourriture était très bonne. La moins bonne était à notre hôtel mais nous n’y sommes pas allés souvent.

Les collations sont une bénédiction. Envie de crème glacée à 10h du matin? Pas de problème! Barbe à papa, noix, chocolats, fruits, sacs de bonbons, breuvages, une énorme variété est offerte. Il suffit de se pointer à un kiosque ambulant ou un resto rapide et chercher le petit logo qui nous indique à quoi l’on a droit. Le mieux est même de le demander à chaque fois, car il y a souvent une collation ou un breuvage spécial du jour toujours offert avec le plan repas. Ma méprise: je croyais que les boissons alcoolisées comptaient pour une collation. C’est faux. Mais il y a toujours un breuvage alcoolisé compris pour les 21 ans et plus à chaque repas, même les repas rapides.

Il n’est que 10h, mais on est à Disney!

Fastpass

Si vous réservez un hôtel Disney, vous pouvez réserver 3 Fastpass par jour de parc aussi tôt que 60 jours avant votre arrivée. Nous avons réussi à faire presque tous les manèges que nous voulions en réservant la veille ou le jour même. Mais si vous savez que vous voulez absolument faire Flight of Passage, RÉSERVEZ-LE 60 jours d’avance!!

Si vous réservez 3 manèges pour un matin, vous devrez attendre d’avoir scanné votre bracelet au dernier manège de la matinée pour pouvoir booker un autre Fastpass. Nous avons eu droit jusqu’à 3 Fastpass supplémentaires par jour mais ce nombre dépend de beaucoup de choses.

Pour Flight of Passage, comme nous n’avions pas réservé et qu’on n’en voyait aucun de disponible, nous avons demandé 2 ou 3 Fastpass à la fois (au lieu de 5) avec l’application. Et à un moment donné il est apparu. Il a quand même fallu la persistance de Seb!

Dernier conseil: surtout, profitez-en! Nous, on y retournera, c’est sûr!

Titusville. Stop. 1er au 10 décembre 2019

On nous recommandait Véro Beach pour la proximité des services. Mais ici, à Titusville, tout est proche. À pied il y a un accès facile à un dépanneur, des restaurants, une épicerie et une pharmacie, et des autobus nous emmènent un peu partout pour le reste. Nous pouvons aussi faire livrer tous nos achats de dernière minute. Pratique.

Nous avions besoin d’une pause. Océo est donc resté bien sagement sur sa boule de mouillage pendant que nous profitions des commodités terrestres.

C’est que plus bas en Floride, ces commodités se font plus rares. On a même entendu des gens, à l’ancre avec leur bateau, qui se cherchaient simplement un endroit pour prendre une douche dans le coin de Fort Lauderdale et qui n’ont rien trouvé à moins de payer à une marina le prix que leur aurait coûté un quai (souvent de 75 à 100$, ça fait cher la douche!).

Ici nous avons toilettes et douches, buanderie et salons intérieurs et extérieurs avec internet et télés! Quand même pas pire.

Et à un prix plus que raisonnable. Les moorings, tout comme à Vero Beach, ne sont pas chers. Ici il en coûte 20$ par jour, ou 100$ pour une semaine ou plus simplement 225$ pour un mois!! Super pour une pause sans crever le budget.

Les filles ont particulièrement aimé notre journée intensive de lavage (toute la literie y a passé) où nous avons décidé de nous faire livrer une pizza pour attendre les dernières brassées. Elles ont aussi eu une longue session de tablette avec internet en plus d’avoir accès à de nouveaux jeux de société dans le lounge de la marina.

De mon côté j’ai réservé nos voitures pour aller et revenir de Disney et j’ai enfin pu mettre une bonne partie du blogue à jour. J’ai pu préparer un peu plus intensivement notre voyage à Disney (réservations repas et manège) et la liste des achats pour l’approvisionnement pour les Bahamas. Reste à voir si on aura le temps de faire tout ces achats avant Disney…

Et le décollage de la fusée? Eh bien, elle était un peu loin… et je ne regardais pas le bon site de lancement!!! Elle était déjà haute dans le ciel quand je l’ai aperçue avec mes yeux mais c’était tout de même génial. J’ai réussi à capter ça sur vidéo mais je pense que j’aurai besoin d’un écran plus grand que mon petit laptop pour voir quelque chose!

Quand le son du décollage s’est rendu jusqu’à nous Océo s’est mis à vibrer tellement c’était fort. C’est vraiment impressionnant.

Dans quelques jours, ce sera le grand départ pour le monde magique de Mickey!


Floride, entre lumière et désolation, 24 au 30 novembre 2019

Cumberland a Pine Island, 24 novembre 2019
StM 711 à 765

La dernière nuit à Cumberland a été mouvementée. Des vents forts de 30 noeuds et un courant de marée assez puissant nous ont tenus éveillés pas mal toute la nuit.

On fait une veille d’ancre (surveiller si l’ancre décroche)

Ce qui fait qu’au matin, la navigation était moins tentante. Comme si nous pressentions aussi que ça ne serait pas une journée facile.

Premièrement nous avons un retour du froid. Il ne m’avait pas manqué celui-là! L’humidité entre même sous nos couches de vêtements. Ce n’est pas confortable.

Le paysage de notre entrée en Floride reflète un peu notre moral. Désolation. Impossible de savoir si ça date seulement du dernier ouragan mais il y a beaucoup de bateaux échoués sur les berges, ainsi que plusieurs bâtiments dévastés, tout ça à côté d’une usine qui crachotte une fumée dense. Je me sens triste pour la Floride lumineuse que j’imaginais.

Nous devons négocier beaucoup de ponts aujourd’hui mais de ce côté, nous avons une assurance de plus, nous sommes en période de grandes marées, ce qui nous donne beaucoup plus d’espace sous le pont pour passer à marée basse… Ce qui nous donne aussi beaucoup moins profond si il y a des hauts fonds!

Nous avions une petite journée au planning, question de couper le trajet en deux jusqu’à St Augustine. Il y a un quai gratuit à Jacksonville, juste au bord de l’Intracostal. Un bateau entre au quai juste devant nous. Il nous reste assez de place, nous nous approchons doucement… mais il n’y a pas assez profond. Nous voyons 4 pieds au sondeur (Il nous en faut 6). Nous reculons rapidement. Nous devons changer nos plans.

Sauf que des plans B pour cette navigation il n’y en a pas des tonnes. Il y a bien un ancrage juste en face de nous de l’autre côté de la St Johns River mais un gros cargo occupe presque tout l’espace. Il y a aussi l’option de faire un petit détour de 3 heures pour aller directement dans la ville de Jacksonville mais nos dernières sources nous disent que les derniers ouragans ont fait beaucoup de dommages et que l’espace d’ancrage et de quai est limité. Alors on décide de continuer.

Le bon côté est que nous passons beaucoup de ponts que nous craignions de passer à marée haute le lendemain.

Le moins bon côté est que notre plan B consistait à aller à une marina… mais leur chenal d’entrée ne faisait que 4 pieds aussi! Seb a senti le dessous de la quille frotter, il a vite fait marche arrière. Ouf.

Il y a un ancrage dans 8 miles d’ici. Il est 16h. Arriverons-nous avant la noirceur? Oh oui, la marée nous a poussé!! Nous avions entendu dire que cette section de l’ICW génère des courants très forts. Cette fois ils ont été de notre côté! 

Nous nous sommes ancrés juste avant le coucher du soleil dans la Talamato River à côté de Pine Island. La nature totale, c’était très beau!

25 au 27 novembre: Pine Island – St Augustine StM 765 à StM 777

Il fait toujours froid ce matin mais au moins nous avons Buddy, notre super chauffage au propane.  C’est un excellent achat que nous avons fait.

Buddy

Notre capitaine est tout de même excédé du froid et nous avons tous besoin d’une bonne douche chaude. Les moorings de St Augustine seraient parfaits mais ils sont pleins. C’est Thanksgiving cette semaine et il y a aussi eu l’illumination de la ville pour Noël le week end dernier alors il y a beaucoup de monde (il y a 80 000 personnes en ville pour cet événement!). Nous prenons un quai pour une nuit (ce qui nous permettra de brancher le chauffage électrique) et nous nous mettons sur la liste d’attente pour une boule de mouillage pour le lendemain.

Finalement nous l’aurons cette boule et ça nous permettra de régler quelques tâches et de visiter la ville tranquillement. Surtout que dès le lendemain de notre arrivée il s’est mis à faire chaud. Alors là, on était heureux!

St Augustine est une très belle ville à l’architecture espagnole. On se sent revenir plusieurs centaines d’années en arrière quand on se promène dans la vieille ville. Les fervents d’activités médiévales que je connais auraient adoré cet endroit!

L’hôtel Ponce de Leon, appartenant maintenant au Flaglers College, vaut vraiment le coup d’oeil. Quel magnifique bâtiment!

Les filles ont également découvert un parc immense en forme de fort et nous y avons passé un bel après-midi.

St Augustine vaut la visite mais tout y est très cher. Sauf un resto que nous avons essayé: le A1A Ale Works. Nourriture excellente et prix très raisonnables. Juste à côté de la marina en plus! Et en bonne compagnie c’est encore mieux. Visite surprise de notre ancien équipier sur sa route pour rejoindre un autre équipage! Merci pour ton service de chauffeur Ben, c’est vraiment TRÈS apprécié!

28 au 30 novembre: St Augustine – Daytona – Titusville StM 777 à StM 878

Nous partons de notre boule de mouillage de St Augustine le jour de Thanksgiving. Nous serions bien resté pour le repas de midi mais tout était plein alors nous avons fait route vers Daytona.

Deux nuits à Daytona. À ne rien faire. Le luxe!

Rien faire étant un bien grand mot… Nous essayons de rattraper quelques tâches, des travaux scolaires et du ménage qui sont bien dûs étant donné nos navigations intenses.

Le 30 novembre, nous faisons route vers Titusville.

Beaucoup de dauphins sont venus nous saluer cette journée-là. De quoi mettre un grand sourire sur nos visages!

Nous arrivons à Titusville en début d’après-midi, où nous nous arrêterons finalement pour nous reposer pendant plusieurs jours et éventuellement aller à Disney pour presque une semaine.

Il y a aussi le lancement d’une fusée qu’on devrait voir directement du bateau le 4 décembre. J’attends ça avec impatience!

Nous avons hésité entre Titusville et Véro Beach pour laisser le bateau. Mais comme nous serons partis plusieurs jours et que Véro Beach met des bateaux à l’épaule sur les moorings, nous préférons être seul sur notre boule malgré que nous soyons un peu plus au nord.

Allons découvrir Titusville!

Cumberland Island, Georgie, 21 au 23 novembre

Je l’avais imaginée jolie et petite. Elle est plutôt immense et magnifique. Un décor de paradis. Et pour couronner le tout, il y faisait CHAUD!! 20 à 25 degrés pendant notre séjour. Enfin. La chaleur tant attendue se montre le bout du nez. Dans ce décor tropical en plus, une petite chaleur humide vient agrémenter toute l’expérience!

Avec le Spanish moss qui pend sur tous les arbres, ce lieu pourrait très bien être l’inspiration pour la forêt du film Avatar. On jurerait que la magie y est vivante.

Lorsque nous arrivons à faire faire une minute de silence aux filles, les bruits de la forêt nous parviennent nettement. Il y a beaucoup de vie sur cette île, de la vie sauvage. Les animaux sauvages qui peuplent l’île ne sont ni approchés ni traités par des humains. Ils sont laissés à eux-mêmes ce qui permet d’étudier leur adaptation au milieu naturel. Ces animaux sont bien sûr habitués de voir des humains mais aucun ne se laisse approcher et il n’est pas recommandé de le faire.

Parmi les animaux de l’île, nous avons pu voir des chevaux sauvages dont une jument et sa pouliche, un tatou (armadillo en anglais), un sanglier (oui un vrai!) et une mini grenouille toute verte. Il y avait aussi bien sûr des crabes et des oiseaux de plage. Ah oui, ai-je mentionné la plage? Mathilde, pour décrire la grandeur de ce bord de mer, a dit qu’on pouvait facilement y caser des milliards d’éléphants! Ça résume assez bien.

Nous nous sentions vraiment dans notre élément sur cette île. Nous avons fait une longue randonnée de 7 km avec les 3 petites paires de jambes et même Livia a fait tout le trajet à pied! C’était vraiment notre plus belle activité familiale du voyage jusqu’à présent.

En plus, les 3 filles ont complété leur activité de Junior Ranger. Elles étaient très fières d’avoir leur badge!

Une Junior Ranger bien fière

Nous avons même décidé d’y rester une journée supplémentaire, question de profiter de la plage. Il fait 24 degrés au thermomètre tout de même!

Cet endroit nous a définitivement charmés.

Passage en mer, 20 et 21 novembre

Durée: 21 heures.

Cest fou comme le temps perd tout son sens lorsque l’on est en mer. On est régi par le soleil qui doit malheureusement nous quitter lorsque son voyage s’achève sur l’horizon. On se sent bien seul quand il nous lâche la main pour passer de l’autre côté.

La lune, cette grande dame, est arrivée un peu tard dans notre périple nocturne. Nous l’avons attendue jusqu’à 1h du matin. Nous sommes tombés dans sa semaine de grasse matinée.

Une grande partie de notre sortie en mer s’est donc déroulée de nuit.

Pour commencer notre navigation nous devions passer un pont qui, nous le savions, est moins haut que le 65 pieds recommandé. Mais moins haut de combien? Après avoir fouillé un peu nous sommes tombés sur ceci:

Déchiffrage du code secret…

Bon.

On calcule notre hauteur de marée et on se dit qu’on ne peut pas passer ce pont plus tard que 12h30 sinon la marée aura trop monté et nous serons coincés à Beaufort.

Nos calculs étaient bon et si nous avions attendu plus tard nous n’aurions pas passé.

Le problème, c’est que ce départ hâtif nous fait arriver un peu trop tôt à notre inlet d’entrée (l’endroit où on passe de la mer à l’intérieur des terres). Il n’est pas recommandé d’entrer dans un inlet de noirceur… Nous décidons de réduire notre vitesse en chemin pour compenser.

Les premières heures se passent bien. La mer est calme, Il y a des tonnes de dauphins, tout va bien. Mathilde a pris des comprimés Gravol,  pas question pour elle d’être malade le jour de sa fête!!

Le soleil se couche et c’est la nuit noire. Une nuit noire étrange. On dirait qu’un brouillard noir s’étend sur l’océan de notre côté gauche. Il n’est que 18h. Sur notre droite défilent les dernières lumières visibles de la côte. Toutes les autres lumières seront celles de navires.

Toutes? Non. Il fallait bien un peu de piment dans cette aventure! La noirceur finissait tout juste de nous envelopper, je venais de descendre à l’intérieur pour aller chercher de quoi grignoter quand Sébastien m’a rappelée à l’extérieur d’un ton pressant.
-Que se passe-t-il?
-Je viens de voir 3 flares rouges.
-M****

Les feux de détresse sont utilisés… en cas de détresse. Un bateau a des problèmes, probablement graves. Le stress monte, nous notons notre position puis nous appelons la Garde Côtière américaine. Après avoir pris toutes les informations que nous pouvions leur donner, ils nous demandent de rester standby et qu’ils vont nous rappeler par téléphone si besoin est.

Quelques minutes plus tard, l’officier à qui j’ai parlé me rappelle et me raconte avec un peu de furie dans la voix que l’armée faisait des tests pyrotechniques ce soir et qu’ils ont « oublié » d’avertir la Coast Guard. Le monsieur, il était pas content!

Alors mis à part cet incident et une noirceur un peu stressante, la traversée s’est bien passée.

Bien sûr, les prévisions de vents et de vagues ont un peu enflé vers la fin du parcours. Et nous avons aussi testé une autre chose à ne pas faire: rentrer dans un inlet à marée descendante avec un vent qui souffle contre le courant de marée! Ah ça, je ne m’y ferai pas reprendre! Des vagues pas belles du tout nous attendaient et nous avions bien hâte de franchir les breakwaters! Une chance que nous soyions arrivés de jour!

Nous nous ancrons juste derrière nos amis de Jazzy Lady qui nous attendaient sur leur pont pour nous crier la bienvenue!

Seb est allé se coucher, moi j’ai préparé un gâteau et une lasagne et nous allons bientôt découvrir la belle Cumberland Island à côté de laquelle nous sommes ancrés. Bonne nuit tout le monde!

Beaufort, SC, 18-19 novembre

Les journées de mauvais temps nous ont permis de préparer nos navigations. Nous prévoyons prendre la mer si la fenêtre météo que nous avons vue se maintient. Mais nous voulons avancer un peu dans l’Intracostal et aller prendre l’inlet de Beaufort (celui de Caroline du Sud) pour nous rendre à l’inlet de St Marys, à la limite de la Georgie et de la Floride.

18 novembre
Nous quittons Charleston après les averses du matin. Nous avons une longue navigation devant nous. Nous allons nous ancrer à Rock Creek, un endroit bien tranquille.

19 novembre StM à
Le lendemain nous rejoignons Beaufort pour l’heure du dîner et nous allons à terre pour l’après-midi.

J’ai enfin trouvé ma ville du Sud. J’ai adoré Beaufort (prononcer Bioufeurt!) même si je n’y ai passé que quelques heures. Il y faisait déjà un peu plus chaud, ce qui était une nette amélioration, et j’ai trouvé que cette ville dégageait quelque chose d’authentique, ce que je n’ai pas vu dans la plupart des villes côtières rencontrées.

L’architecture y est magnifique. La végétation luxuriante est partout dans la ville. Le parc du bord de l’eau est tout simplement splendide avec ses aménagements pour tous les goûts, du parc pour enfants aux grandes pelouses où l’on joue à la pétanque en plus des sentiers pavés menant à la terrasse de petits cafés, et pour finir, une très longue rangée de balançoire pour admirer la rivière. TOUTE la famille a aimé cette ville. On a senti que le voyage que nous avions imaginé commençait ici.

C’est certain que de recevoir des coupons pour du chocolat gratuit au magasin Chocolate Tree, ça aide aussi un peu à aimer l’endroit. Quelle boutique de tentations!!! On a été plus que sages, nous n’avons craqué que pour un sac d’amandes au chocolat. Si jamais il nous reste assez de sous au retour on reviendra peut-être faire une razzia!!!

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C’est aussi ici que nous demandons une permission spéciale à notre grande Mathilde. Son anniversaire est le 20 novembre… journée de notre fenêtre météo. Aïe! Passer son anniversaire en mer, pour une jeune fille de 10 ans qui s’ennuie de ses amies, ce n’est pas ce qui s’appelle un premier choix! On met des compensations dans la balance: cadeau d’anniversaire le matin même, repas de fête et gâteau le lendemain lors de notre arrivée en territoire chaud et aussi un resto lors de notre présence dans un endroit civilisé… Mathilde riait un peu car elle était déjà prête à nous dire oui même sans toutes ces compensations… mais bon puisqu’on les propose!!!

Reste à voir l’état de mon esprit lors de la sortie en mer. Je fais confiance à Seb et à Océo. Nous avons choisi une fenêtre sans trop de vagues ni de vents. Ce sera donc probablement une sortie au moteur. Moins stressant que l’Intracoastal avec tous ses ponts et ses hauts fonds. Mais ça reste l’océan. Et moi l’océan, il m’impressionne beaucoup!

On rêve de chaleur entre Myrtle Beach et Charleston, 13 au 18 novembre

Notre rêve de chaleur se fait attendre. Je croyais qu’après les températures glaciales d’il y a quelques jours nous aurions un répit. Oh oui nous l’avons eu. Une journée à 12 degrés. Et on chute maintenant jusqu’à moins deux. On souhaite ne pas se réveiller avec 2 pouces de neige sur le pont. On révise nos espérances à la baisse, on veut juste que le mercure dépasse les 10 degrés.

Fini les promesses de chaleur aux filles. On y va plutôt avec des après-midi popcorn/ chocolats chauds/ film et on espère qu’on pourra peut-être tremper un orteil dans les piscines a Disney.

Nous qui avions pensé profiter de la chaleur et de la mer, rien de tout cela. La météo nous chasse de partout, et on essaie d’avaler des miles à en faire une indigestion mais même là ça ne suffit pas. Un marin qui suit le même chemin que nous a même rapporté une chute de neige à Savannah en Georgie. Oui, en Georgie, juste avant la Floride!!! Va falloir aller se chercher des suits de skidoo je pense.

Un 12 novembre où on annonce 0 que fait-on? Des muffins et du pain! Et on profite des installations de la marina.

13 novembre
Nous quittons la marina. Nous avons besoin d’avancer et qu’il fasse chaud mais nous sommes résignés à devoir endurer ça encore un bout.
Les flaques d’eau sur les quais sont gelées. Nous avons l’air de dragons lorsque nous ouvrons la bouche après une gorgée de café. Il n’est pas très tentant de se lancer sur l’eau par une telle température mais ça ne s’arrêtera pas de sitôt, une autre vague de froid revient dans 2 ou 3 jours. Notre seule garantie (on l’espère) réside dans notre entrée en Floride. Que nous pensons atteindre dans 10 jours. C’est long, 10 jours dehors à 0 degré.

En attendant, les filles ont notre confort à coeur. Elles savent que nous avons eu froid à naviguer toute la journée alors elles voulaient nous donner chaud un peu…

Nous arrivons à notre ancrage choisi, recommandation de nos amis. TOUTE la zone est envahie de crab pots. Pas possible de s’ancrer ici… sauf peut-être ce petit trou là-bas… On surveille la profondeur, si on va un peu trop à gauche on s’échoue. Et tout à coup, Seb perd tous ses instruments! Tout est éteint, je cours en bas pour voir si un fusible est sauté…mais non, ce sont les filles qui s’étaient fait une cabane avec les coussins du carré et le plus gros est tombé sur le panneau électrique en éteignant l’interrupteur des instruments de navigation. Vite on rallume le tout et on réussi à s’ancrer sans s’échouer. Ouf! On a eu très chaud!!

Ancrage dans la South Santee River

14 au 18 novembre
Bon ça y est, il faut recharger nos batteries personnelles. Le moral est au plus bas, ce n’est pas agréable de naviguer dans le froid et les gros vents et c’est encore ce qui approche pour les prochains jours. Les 15 degrés annoncés ont plutôt frôlé les 8-9 et le 30% de pluie s’est révélé être un 100% de pluie battante.

Un capitaine gelé

Aux grands maux les grands remèdes, on prend une marina et on fait une pause. On appelle la marina municipale de Charleston, ils sont complets. Le centre maritime… complets aussi. Zut.

Nous ne voulons pas rester à l’ancre avec les 40 noeuds de vent annoncés pour deux jours avec des températures très froides. 

Si il y avait une ville que je voulais vraiment visiter c’est Charleston… Je n’avais pas envie de passer tout droit mais je sentais qu’il allait falloir que je m’y résoude.

Nous avons fait un dernier appel au Charleston Harbor and Resort marina. Plus cher que les autres et de l’autre côté de la rivière, donc pas à Charleston même. Ils ont de la place. Allons nous cacher, on verra pour le reste.

On nous assigne au quai A. Je vais sur le pont pour ajuster les amarres et là j’ai une vue ouverte sur la grande baie de Charleston et sur la mer. Que c’est magnifique!

Nous découvrons aussi un peu plus tard que grâce à la structure des quais de cette marina et à la géographie de la baie, nous nous trouvons devant le garde-manger permanent de groupes de dauphins. Nous pouvons les observer pratiquement toute la journée (la pluie et le froid ne les dérange pas, eux!). Ils sont également très curieux et certains, lorsqu’ils nous voient sur le quai, s’approchent pour sauter juste devant nous!

Comme la météo était vraiment mauvaise nous n’avons pas pu profiter du resort terrien parce que presque tout était fermé. C’est dommage, j’aurais bien aimé me tremper dans le spa et faire quelques longueurs dans la piscine chauffée!

Nous établissons une liste de priorités:
1) aller acheter du chauffage. Nous avions laissé les nôtres à la maison, surtout que nous sommes partis en pleine canicule.
2) l’épicerie est plus que nécessaire.
3) visiter Charleston, si on peut.

On utilise Uber pour la première fois de notre vie. On se rend au Walmart, on y fait le plein et ça coûte cher mais on sera au chaud et plein de victuailles! Donc 2 items de la liste sur 3 de réglés!

Reste la visite à Charleston. On décide d’y aller le dernier jour de notre réservation de marina.

Il fait froid mais on s’habille comme des ours. Il pleut un peu mais on se munit de parapluies et imperméables. Seb sort dans le cockpit. Il rentre la tête presque aussitôt à l’intérieur et il dit seulement: « euh, Mel… ». Il sait que je tiens à cette visite . Je viens le rejoindre à l’extérieur et je vois les trombes d’eau tomber, parfois même à l’horizontale… et je sais que je dois oublier Charleston.

Nous rentrons au chaud à l’intérieur et nous décidons plutôt de planifier notre navigation. Pour choisir un ancrage il est préférable de connaître les vents annoncés pour s’en protéger, question de bien dormir. En sortant nos sources météo nous voyons que loin de se calmer, comme prévu, ce qui nous tombe dessus restera sur nous pour 24 heures de plus. Je me rhabille comme un ours, je laisse tomber le parapluie qui me serait inutile dans ces vents de fou, je fais un trou dans le budget et je vais réserver une nuit supplémentaire à la marina!

Et pour changer, demain, ils annoncent du soleil! Alors que fait-on le lendemain? On prend la navette inclue dans notre resort super cher et on s’en va à Charleston!!

Bien habillées pour la visite

Nous avons marché dans les rues pendant quelques heures. Nous avons squatté un petit parc sur le terrain paisible d’une magnifique église. Nous avons dégusté des pralines tièdes, tout juste cuisinées devant nous. Il a fallu que je protège ma petite Livia, la dame du magasin voulait l’engager pour sa promotion. C’est que nous sommes rentrées juste les filles dans la boutique et la dame nous a fait goûter ses pralines. Miam, un délice! Mais Livia la généreuse ne voulait pas que son papa soit en reste alors elle est allée sur le trottoir et en faisant de grands gestes elle a crié: viens goûter, c’est trop bonnnnnnn!  Avec son air adorable, et même si les gens ne comprenaient pas le français, elle a attiré son papa ainsi que plusieurs passants dans la boutique!

Charleston a été une visite un peu surréelle. Pour moi, Charleston rimait avec une chaleur un peu humide du sud. Il était donc étrange de se promener dans les rues bordées de palmettos dans un climat hivernal froid et sec. On aurait même dit que ces arbres ne comprenaient pas trop ce qui leur arrivait. Si on regarde mes photos, on s’imagine de la chaleur. C’est très spécial.

Au final, je ne sais pas si c’est à cause du froid, mais Charleston m’a un peu déçue. Je m’attendais à une ville vibrante, jolie, pleine de vie. C’est très beau, il y a beaucoup d’histoire ici. Mais mon coeur n’a pas battu pour Charleston.

Alors nous pouvons finalement nous en aller. J’ai l’esprit en paix. J’ai visité Charleston.