Prêts pas prêts, on y va! – 11 au 15 juillet 2020 – Deltaville, VA à Annapolis, MD

Le matin du 11 juillet, nous voyons la pile de vaisselle de la veille (priorité au souper avec les amis!), les kayaks qui ne sont pas attachés, les cordages qui n’ont pas servi depuis des lunes… et on se dit qu’on partira… quand on partira!

Nos amis de Subtil larguent les amarres très tôt le matin. Ces quelques heures de décalage avec nous feront en sorte qu’on ne se recroisera pas.

Bon voyage, ami Subtil!

Quant à notre tonne de tâches, finalement, tout était réglé assez rapidement. Vers 10h, nous appelons la marina pour aller au quai de service faire le plein d’eau et de diesel. Il ne nous en manque pas beaucoup mais on se dit qu’on préfère partir plein. La marina nous informe qu’ils terminent avec le bateau en place présentement et que nous pouvons y aller après. Malheureusement, nous réalisons vers 11h que ce bateau a un problème et est coincé au quai de service.  Nous attendons jusqu’à presque midi, et comme la marina est en silence radio, nous décidons de lever l’ancre et de partir même si le plein n’est pas fait.

Un capitaine bien content de lever l’ancre

Arrivée à Mill Creek vers 18h15 après une belle journée de voile pépère bien agréable. On faisait seulement du 3-4 nœuds de vitesse mais avec des vents de 8 à 10 nœuds maximum, c’est très bien!

Mill Creek est toujours aussi magnifique. Le ciel y semble plus immense qu’ailleurs. Les méduses sont à leur plein développement, on les compte par dizaines tout autour du bateau. Nous avons droit à un coucher et un lever de soleil splendides. La nature m’émerveillera toujours.

Nous avions décidé de repartir tôt le lendemain, question d’avaler les miles nautiques. Une journée sans vent nous attend, ce sera donc du moteur. Au moins, comme il sera tôt en matinée (départ vers 7h), le moteur aura le temps de refroidir un peu. On va espérer que ce ne sera pas trop inconfortable pour dormir.

De mon côté ça fait plusieurs nuits que je dors dans le cockpit. Il y fait beaucoup plus frais qu’à l’intérieur. L’inconvénient est qu’il y a quand même beaucoup d’insectes piqueurs. Je dois me couvrir d’un drap léger mais comme mon sang semble moins bon à boire que celui de Seb, je dors quand même très bien!

12 juillet

Départ de Mill Creek vers 7h.

Lors d’un de mes passages à la proue pour une vigie, je remarque des centaines, voire des milliers de méduses qui nagent juste sous la surface de l’eau. Avec une température de 33,4 degrés Celsius, l’eau a toutes les qualités d’une méga pouponnière!

Nous entrons dans le Maryland vers 9h15. Bye bye Virginie, merci pour ton accueil si généreux.

Un autre état, des mesures différentes pour le COVID. C’est vrai, il faut penser à ça. Le virus semble si loin de nous. Nous passons le plus clair de nos journées au milieu d’un plan d’eau, entre nous, en famille… On sent pourtant une frénésie, presque une panique parfois, aussitôt que nous approchons des lieux habités.

Nous arrivons à la marina Spring Cove à Solomons vers 15h30 pour faire le plein. Il était peut-être question de continuer pour profiter du bon vent mais l’arrêt a sapé notre énergie. Nous réalisons en fait que nous sommes brûlés, nous ne sommes plus habitués de naviguer aussi intensément. Nous jetons l’ancre juste à côté du musée Calvert dans Back Creek.

Nous prenons un apéro nachos/guacamole et une fois n’est pas coutume, pas de souper ce soir! Je prépare des assiettes de crudités et de fruits et tout le monde est libre de grignoter si il a encore faim. Je crois que la chaleur a affecté nos estomacs, personne n’a senti le besoin de le remplir!

13 juillet

Re-départ. Nous sommes très hésitants sur les prochaines étapes. Nous ne pensons pas atteindre la baie du Delaware pour la « fenêtre » de mardi et ses vents du nord.

La décision crève-cœur est de ne pas s’arrêter à St Michaels. Nous ne voulons pas vraiment aller à terre. Nous aimerions aussi trouver un endroit où l’on peut se baigner. Et St Michaels est un détour… Avec un pincement au cœur, nous nous dirigerons plutôt vers Annapolis, question d’efficacité. Ensuite, nous pourrons mettre le cap sur le nord de la Chesapeake où il y a paraît-il de l’eau douce. Et peut-être, si nous avons à attendre une fenêtre pour se rendre à Cape May, pourrons-nous profiter d’une plage et/ou d’une baignade agréable.

Malgré qu’elle soit au moteur, la navigation d’aujourd’hui est très douce. Petit vent « dans face », un peu frais, couverture nuageuse parfaite, Germain qui barre, le bonheur!

C’est une Annapolis bien calme qui nous accueille. À peine quelques bateaux au mouillage, un peu de gens qui se promènent sur le bord de l’eau, mais c’est tout. Encore une fois nous passons sur l’option d’aller à terre. On se dit quelques fois qu’on est peut-être trop prudents, mais on préfère ça à un scénario catastrophe de retour au Québec pour se faire soigner.

Sans l’avoir prévu, nous resterons 3 nuits à Annapolis. Repos et planification météo au menu. C’est qu’on commence à sentir l’appel de la rivière Hudson avec un peu plus d’insistance depuis notre départ de Deltaville. On a bien hâte d’y être!

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