Un peu de tout dans les Carolines – 22 au 28 avril 2020

Nous sommes restés 6 jours en tout à Osprey marina. Un arrêt qui fait du bien mais qui donne des fourmis dans la quille. Mais pourquoi sommes-nous si pressés de bouger? Peut-être l’âme de nomade prend-elle le dessus sur le reste quand nous vivons sur l’eau.

Le pont de Socastee peut de nouveau ouvrir, la météo n’est pas si mal, alors go, on part vers le nord.

À la fin de la journée, la Caroline du sud est derrière nous. J’aurai au moins ajouté du beau à mes souvenirs : la Waccamaw River et la marina Osprey. Et un petit peu de beau temps, ça aide à apprécier les endroits que nous voyons.

Une chance que nous avons fait le plein d’énergie parce que les prochains arrêts en Caroline du Nord ne sont pas dans nos meilleurs souvenirs non plus. Peu de choix d’ancrages, souvent trop petits ou pas assez profonds pour nous.

À Southport nous nous ancrons au milieu de nulle part (on commence à y prendre goût), juste au nord de la bourgade. Il vente à plein mais notre ancre tient bon. Il est juste un peu flippant de voir nos traces de « spirographe » dans l’alarme d’ancre du iPad.

La journée suivante, je l’attendais. Depuis le début mars, nous n’avions pas mis le pied sur une plage. Quand nous sommes arrivés à Wrightsville l’an dernier, nous n’avions « pas le temps » d’aller à la plage et je m’étais promis d’y remédier au retour.

Il faut croire qu’il m’est impossible de tenir les promesses que je me fais. Quand nous sommes arrivés à Wrightsville (petite journée d’une vingtaine de miles, on peut profiter de l’après-midi, non?), notre ancrage près de la plage est entièrement occupé par deux barges de draguage, stationnées là pour le week end. Nous nous trouvons un petit espace près du canal plus au nord. Mais il vente 25 à 30 nœuds, il fait gris et probablement proche de 10 degrés celsius. Mel, va falloir oublier la plage. Encore.

Jolie Wrightsville Beach
https://youtu.be/ORfvK0y1PBY

On se cuisine un repas bien chaud et on se repose. Le lendemain sera une grosse journée et on doit partir tôt si on veut attraper le pont qui ouvre seulement à l’heure… On en a quelques-uns à synchroniser comme ça cette journée-là, ça tient occupé. Notre destination : Swansboro. Joli nom mais ancrage marmite. Ça dort moins bien.

Un ancrage marmite, c’est quand le bateau se met à faire des 360 degrés autour de l’ancre sans raison apparente. C’est souvent dans ces endroits qu’on voit apparaître dans l’eau des petits tourbillons circulaires. La petite baie de Swansboro est sujette à des courants forts et pas toujours logiques. Nous nous attendons toujours à ce que notre bateau soit face au vent ou au courant, selon celui qui gagne (qui est le plus fort). À Swansboro, nous étions dos aux vents (25 nœuds encore) et de côté au courant. Va savoir…

La marmite avait fini de bouillir au matin

Le 27 avril nous continuons notre route. Je regarde les plages que nous dépassons avec envie et nostalgie. C’est plus un état d’âme qu’une réelle envie d’être sur une plage, il fait quand même proche de 10 degrés et il vente fort (encore).

Destination cette fois : Adams Creek, juste avant la Neuse River. Cette dernière est à prendre avec précaution, un peu comme prendre la mer (pas aussi pire mais quand même). Nous avons donc décidé de nous arrêter pour la nuit et laisser les vents se calmer un peu.

Mais dans Adams Creek, les ancrages ne sont pas profonds. Les derniers relevés que nous avons ne correspondent pas à la réalité. Nous nous ancrons donc juste en-dehors du canal, quand même protégé du vent du nord qui nous siffle dans les oreilles.

Moment préféré de la journée, l’apéro

Nous installons les filles pour la nuit avec tuques, sacs de couchage et couvertures. On annonce 8 degrés. Brrrrrrr…

Au matin du 28 avril, le vent s’est tu. Pas une ride sur la surface de l’eau, c’est le calme plat. Que. Ça. Fait. Du. Bien!!! Enfin!

Adams Creek, calme plat

La Neuse River est un lac plat, sans fin. On a l’impression d’être sur la mer (sans les vagues). On enclenche Germain pour nous mener à notre destination du jour : Belhaven.

Neuse River, Caroline du Nord

Nous essaierons de trouver un bon ancrage parce que ce calme précède (évidemment) une autre tempête (j’exagère un tout petit peu, c’est juste du 32 noeuds annoncé!). Si tout va bien, on va stopper jusqu’à vendredi et poursuivre notre remontée.

Petit fait cocasse. Livia m’a demandé hier: maman, c’est quelle saison maintenant? Avant de répondre, j’ai pris un petit temps de réflexion… Pour une enfant de 5 ans qui se met à être consciente de son environnement, il est très étrange de « s’imaginer » ce que sont les saisons, surtout quand elles ne sont pas représentées devant elle. Chez nous, nous avons la fonte des neiges, le redoux des températures, les bourgeons qui apparaissent. Pour Livia qui voit des arbres remplis de feuilles, des gens en bateaux et à la plage à l’année longue, le représentation se fait carrément par la théorie. Ici le printemps, ça ne veut pas dire la même chose que chez nous!

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