Suite des Exumas – 16 au 20 février 2020

16 février
Après le spectacle de magie de la belle Livia, ce soir nous avons droit au souper-spectacle des requins nurses qui viennent se chamailler devant nous.

Pendant que nous mangeons dans le cockpit, 3 requins de bonne taille ont résolu de se montrer qui est le plus fort, juste derrière Océo. Nous décidons de les encourager un peu et nous leur offrons nos carcasses de crevettes, résidus de notre souper. Wow. Ces grosses bêtes deviennent rapides et agiles sous l’influence de l’odeur de nos restes. Nous ne les jetons pas dans les ancrages habituellement mais là nous savions que nous avions des clients immédiats! Et c’était beau de les voir aller.

17 février. La décision a été prise de nous diriger vers Staniel Cay, ou tout au moins Big Major. Des vents d’est assez forts se dirigent vers nous. Nous ne voulons pas manquer la fenêtre météo pour être certain que notre visite attrape leur vol.

Bye Warderick Wells, on espère te revoir un jour!

La navigation n’est pas bien longue, autour de 3 heures sur le Sound (plus profond) et l’occasion de pêcher pour Seb. Mais pas de chance, aucun poisson ne mordra sur notre route.

L’entrée pour Staniel Cay nous apparaît difficile et peu profonde. Beaucoup de courant, pas beaucoup de place entre les rochers… Nous décidons de nous ancrer entre les deux îles Major pour cette nuit mais nous ne sommes pas confortables. Sébastien part en zodiac pour une reconnaissance et revient avec l’idée de bouger un peu au sud, juste à l’est de Big Major, dans une espèce de bassin assez protégé.

Le bout de l’arc-en-ciel

Nous déplaçons Océo et tout semble beau. Mais la renverse de courant arrive… notre bassin bien tranquille devient une marmite bouillonnante et nous nous mettons à faire des 360 degrés sur notre ancre. Ça, c’est pas bon.

Notre super Rocna a fait de l’excellent boulot, nous n’avons pas décroché mais nous avons veillé toute la nuit parce qu’Océo se retrouvait devant l’ancre (on est presque TOUJOURS derrière surtout par gros vents), dos au vent et de côté aux vagues. La visite s’est fait bercer à souhait!

Lever de soleil sur une nuit difficile

18 février. Plan de la journée: déplacer Océo. Nos cartes nous disaient qu’on ne pouvait pas se rendre de l’autre côté de Big Major. Après avoir parlé à des locaux, il semblerait qu’il y a assez profond partout. Seb et Jacques iront sonder en zodiac au début de l’après-midi et nous nous déplacerons à marée haute question d’avoir la tête tranquille.

Le matin j’emmène les filles et Lucie à Big Major en Zozo pour voir les fameux cochons nageurs. Ouf. Ils sont gros. Il y a déjà pas mal de bateaux de touristes, ça me va, je peux mettre Zozo sur la plage un peu plus loin sans avoir trop peur que les cochons se lancent à l’abordage.

Ils ne perdent pas de temps à nous repérer et quelques-uns viennent nous souhaiter la bienvenue. Les filles vont visiter l’espèce de kiosque et trouvent des photos des cochons avec leurs noms et elles se mettent à la recherche de Milkshake, un tout petit cochonnet minuscule. Elles le trouveront couché sous un arbre.

Toute une expérience, mais avec modération. Il faut regarder où on marche, il y a de la crotte partout. Et comme certains touristes ne respectent pas la consigne de déposer la nourriture pour les cochons dans les bacs, les cochons viennent souvent nous fouiller pour voir si on n’aurait pas oublié un petit quelque chose… Ils ne sont pas agressifs mais Livia est juste à la hauteur de leur groin et c’est bien impressionnant. Nous avions amené des retailles de légumes. Ils ont beaucoup apprécié!

Le déplacement d’Océo s’est fait en douceur en après-midi. Nous avions assez profond partout. Mauzusse de cartes des fois.

19 février
Il est 6h. On se lève, la visite quitte pour l’aéroport. Sébastien fait un voyage de Zozo avec eux et les bagages. Il reviendra nous chercher après pour qu’on leur dise au revoir. À Staniel Cay, l’accès à l’aéroport est facile. Il est à 2 minutes de marche du quai où on peut laisser le dinghy, devant le Isle General Store.

Mais quand nous arrivons à terre à notre tour nous préférons laisser l’annexe à la plage de la marina.

Staniel Cay Yacht Club

Nous nous rendons au mini aéroport en 10 minutes et nous regardons partir nos amis. Merci de votre visite les amis et bon retour à la maison!

Nous profitons de notre arrêt à terre pour explorer un peu Staniel Cay. On arrête à l’épicerie bleue (Burkes) et aussi à la rose (Pi-Pi’s). Le bateau provision arrive demain. Il y a quand même du pain mais pas de lait frais. Nous reviendrons demain.

On décide de se payer un déjeuner de luxe: 3 assiettes de deux oeufs bacon et fruits (avec du café!) pour un modeste 75$ US au Staniel Cay Yacht Club. Pas trop souvent!

Resto de luxe!

De retour sur Océo on réalise qu’on est à marée basse alors vite on se prépare, on va voir la grotte Thunderball. Un film de James Bond a été tourné ici. La grotte est superbe mais nous sommes un peu dépassé l’étale (le slack) et le courant est déjà très fort. Daphnée et Livia ne se risquent pas et j’y fais seulement un tour rapide. Nous retournerons le lendemain à la place.

Nous en profitons aussi pour explorer une autre plage de Big Major, la « cruisers beach ». Des gens de bateau y ont aménagé des jeux et des tables à pique-nique. Les filles ont trouvé un endroit à leur goût!

Le lendemain matin je fais un retour à terre, seule, question d’efficacité pour faire l’épicerie. Et pourtant, j’aurai une efficacité quasi nulle: le bateau provision n’était pas déchargé. J’ai tout de même acheté quelques denrées, deux petits sacs d’essentiels pour 100$ US. Ça fait mal au portefeuille.

Un petit exemple, 2 litres de jus pour 8$ US.

J’en ai plutôt profité pour jaser avec des équipages québécois qui attendaient les provisions eux aussi.

Et j’aurais bien jasé plus longtemps mais nous avions un rendez-vous familial avec la marée basse et la grotte Thunderball que je ne voulais pas rater.

Quelle belle sortie ce fut! Nous y sommes tous allés, même Livia qui n’est pas encore tout à fait capable de mettre un masque de plongée mais qui est courageuse comme dix. Même chose pour Daphnée qui doit souvent combattre des peurs trop grandes pour elle mais qui serre les dents et s’en sort très fière d’elle-même d’avoir pu en profiter. Quant à Mathilde, elle est rendue un vrai poisson dans l’eau. Avec palmes masque et tuba, elle va partout!

Je crois que c’était une de nos meilleures sorties familiales, tout le monde ensemble qui s’amuse.

Et bien sûr, la grotte est fabuleuse. L’entrée est pleine de poissons qui nous attendent. J’avais peur qu’il faille passer sous l’eau mais non, il y a un bon dégagement sous les rochers à marée basse et on y passe sans problème. Le plafond de la grotte est tout simplement magique avec ses ouvertures sur le le ciel. Définitivement un endroit à ne pas manquer.

On songe maintenant à notre descente vers le sud. Pas juste rejoindre Georgetown, mais aussi notre grand stretch dans l’océan pour aller jusqu’à la République Dominicaine et Porto Rico. Même sur papier, ça n’a pas l’air d’être du gâteau. De longues navigations, des ancrages pas très protégés. Il faut s’attendre à ne pas trop bien dormir pour un petit bout je pense!

On va commencer par finir de descendre les Exumas, on verra pour le reste après!

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